Regine Kiala
6 Juillet 2009
Kinshasa — Sur le 280.000 naissances attendues par an dans la ville de Kinshasa, on note a peu près, 1100 césariennes par an au minimum, estime le représentant du Fond de Nations-Unies pour la population, Richard Dackam- Ngatchou qui pense que 42 000 femmes auront besoin de la prise en charge en urgence obstétricale. Il a également relevé que son institution contribue à la réduction de la mortalité maternelle en RDC, qui est parmi les plus élevées de l'Afrique au Sud du Sahara.
Car, a-t-il indiqué, l'enquête démographique et de santé réalisée en 2007 estime le niveau de mortalité maternelle à 549 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes, ce qui signifie que deux femmes meurent à chaque heure.
Par ailleurs, il a signalé que son organisation a déjà appuyé près de 200 maternités de la RDC dans toutes les 11 provinces. Actuellement, a-t-il ajouté, l'UNFPA apporte son appui à 22 zones de santé à travers les réhabilitations, les formations des prestataires, l'approvisionnement en médicaments, matériels et équipements, la collecte des données. Le médecin directeur de l'hôpital Saint Joseph, Dieudonné Kamba, a relevé qu'au courant de ce premier semestre de l'année 2009, le service Gynéco-obstétrique a effectué en moyenne 104 césariennes par mois, soit au moins 4 césariennes par nuit de garde.
La césarienne est donc, a-t-il dit, l'intervention chirurgicale la plus exécutée dans le service de gynéco-obstétrique, soit 40%.
Pour le médecin directeur de l'hôpital Saint Joseph, son centre garantit aux femmes qui ont suivi la consultation prénatale dans le réseau du Bureau Diocésain des oeuvres Médicales, un accès facile à la césarienne et à la banque du sang testé, contrairement ailleurs où le parcours de la parturiente nécessite de nombreux préalables, notamment le paiement anticipé des intrants opératoires, des anesthésiques et même de l'acte opératoire.
Toutefois, a affirmé Dieudonné Kamba, l'accès facile à la césarienne qu'offre l'hôpital Saint Joseph à ses parturientes, a entraîné comme conséquences une surcharge de travail de personnel de santé au bloc opératoire et en hospitalisation gynéco-obstétrique ; une forte promiscuité dans les salles d'hospitalisation affectant ainsi la qualité de soins ; un taux élevé d'insolvabilité et d'indigence soit 35% d'opérés de césarienne. Ainsi, pense t-il, l'hôpital Saint Joseph sollicite une large solidarité à la prise en charge de la césarienne dans la ville de Kinshasa.
A noter que l'hôpital saint Joseph a une capacité de 350 lits. Il est l'une des institutions sanitaires les plus actives de la ville de Kinshasa en santé maternelle et infantile par la forte fréquentation des parturientes venant de différentes communes de la capitale.
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