Makon Ma Pondi
6 Juillet 2009
Les prescriptions et orientations du président de la République lors du conseil ministériel de vendredi dernier révèlent sans ambage la constance de son discours par rapport aux axes majeurs de sa politique. Mais aussi pour ce qui est des missions dévolues à l'équipe gouvernementale à qui incombe la lourde et exaltante responsabilité de traduire dans les faits la vision du chef de l'Etat. Afin que le quotidien des populations s'améliore de manière palpable et substantielle.
Ce qu'il y a à faire, le président Paul Biya l'a solennellement répété le 31 décembre 2008 dans son désormais traditionnel message à la nation : « nous devrions, avait-il alors indiqué, accélérer l'allure en développant, comme prévu, notre secteur agricole et en lançant sans plus attendre nos grands projets énergétiques, industriels et miniers ». A ces premiers objectifs s'ajoute l'extension des infrastructures routières, portuaires et de télécommunications. Le but poursuivi étant de parvenir à ce saut qualitatif indispensable pour sortir notre pays du sous-développement.
C'est dire la place prépondérante de l'économie dans la stratégie globale du président de la République dans son combat contre la pauvreté. Point de passage obligé pour obtenir les résultats escomptés : relancer la croissance, stimuler la production, la création des richesses. Cela signifie que le gouvernement dans son ensemble, mais peut-être encore davantage les ministres en charge du secteur économique, doivent attacher, plus que par le passé, la plus grande importance à toutes les opportunités d'investissement. Au besoin, il s'agit même de les susciter, de les stimuler, de les accompagner au mieux. Il appartient donc aux membres du cabinet, chacun dans son domaine de compétence, de créer les conditions en vue de permettre au Cameroun, dont le potentiel économique est plus qu'avéré, de s'assurer à court terme une croissance soutenue et durable.
De telles performances ne relèvent nullement, ni de l'utopie, ni d'une douce rêverie. Pour se mettre à la hauteur des grandes ambitions voulues par le chef de l'Etat et des attentes des populations, il suffit juste d'y croire, de tourner le dos à l'inertie et au ponce-pilatisme. Beaucoup peuvent être tentés, en effet, de se dire qu'à l'heure des bilans, seul le président de la République, « élu de la nation tout entière » aura à rendre des comptes, à répondre de la gestion de l'Exécutif, le gouvernement n'étant, pour sa part, responsable devant l'assemblée nationale que dans des cas très limités. Et encore Il en résulte donc pour les ministres toute absence d'obligation de résultats. Une sinécure. Et la réactivation des feuilles de route prescrite par le chef de l'Etat n'est sans doute pas totalement étrangère à cet état de choses qui a fait le lit du dilettantisme. Le temps est donc plus que jamais à l'action et non aux discours creux et stériles. Puissent les uns et les autres se rappeler ces mots du président Biya sous forme de mise en garde le 31 décembre 2007 : « Nous ne pouvons plus attendre que les dossiers passent d'ateliers en séminaires, de séminaires en comités sans résultats visibles ».
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