Sandrine Tonlio
6 Juillet 2009
L'épreuve de droit du travail ajournée à mardi prochain après l'incident qui a créé la panique vendredi dernier.
La course effrénée des étudiants du niveau III de la Faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp) de l'Université de Douala des salles d'examen du bâtiment "Rudohp Douala Manga Bell", vendredi 3 juillet aux environs de 11h a créé la panique au campus II. Les étudiants de ce niveau d'étude passent depuis 8h30mn les examens de fin de second semestre dans ce nouveau bâtiment. On aperçoit certains qui crient "au feu" avant de poursuivre leur course dans la cour. Les enseignants et les agents du service d'entretien ne peuvent pas maîtriser cette foule ahurie.
Dans la panique, les vitres de deux fenêtres sont cassées par certains étudiants qui veulent s'échapper par ces ouvertures. Ils sont stoppés de justesse dans leur élan par les enseignants qui essayent tant bien que mal de les maîtriser. Certains étudiants encore en salle abandonnent leur copie de composition sur les tables. Dans la foulée, trois étudiants sont piétinés. "Dans la panique, deux étudiantes se sont évanouies et le troisième a eu quelques égratignures ", confie un responsable de l'institut universitaire sous anonymat. Carole Wetondjeu, Sandrine Dongmo et Serges Mongo ont été transportés de toute urgence au centre médico-social de l'université où ils sont sous soins intensifs.
Selon certaines informations recueillies, la scène se déroule aux environs de 11h, soit après plus de deux heures du lancement de l'unité de valeur intitulée droit du travail. "C'est presque à la fin de l'épreuve que l'incident survient. Cette unité de valeur a été programmée au premier semestre mais l'enseignant a estimé que son programme n'était pas encore achevé et par conséquent, qu'elle ne pouvait pas nous évaluer. C'était notre dernière unité valeur de l'année", lance laconiquement un étudiant sous réserve. Le court-circuit survenu dans le coffret électrique au rez-de-chaussée est à l'origine de cet incident, soutient un électricien. "Nous avons d'abord entendu une explosion. Mais les enseignants chargés de surveiller les examens nous ont rassuré. Nous continuons à travailler lorsque la fumée a envahi la salle. Alors nous avons perdu notre sang froid puisque dans notre esprit, nous avons cru à un incendie.
L'instinct de survie a pris le dessus et chacun voulait à tout prix sauver sa peau", confie un étudiant de ce niveau. La centaine d'étudiants qui composent se retrouvent dans les escaliers où certains sont piétinés. Les plus courageux vont se joindre aux vigiles pour combattre les flammes qui suivent les câbles électriques. Heureusement, ils vont réussir à stopper la propagation du feu des installations électriques. Les sapeurs pompiers arrivés comme toujours sur les lieux après la maîtrise du feu sont hués par les étudiants. Le recteur de l'Université de Douala, Bruno Bekolo Ebe, ses adjoints et certains responsables de la Fsjp vont descendre sur les lieux pour s'enquérir de la situation. Le bâtiment a été fermé après l'incident. L'unité de valeur a quand à elle été annulée. Elle est ajournée à mardi prochain, 7 juillet. Les étudiants vont plutôt passer cette épreuve à l'Institut d'enseignement secondaire de Bonajinje (Iesb) à partir de 8h et non plus au campus II comme initialement prévu.
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