La Prospérité (Kinshasa)
6 Juillet 2009
Kinshasa — Le calvaire des enfants dits de rue est loin de s'estomper.
Non seulement parce qu'il est complexe, mais surtout parce que l'autorité nationale n'y met pas encore toute son énergie. Et dire que la presse chaque jour décrit combien ces jeunes gens bravent partout les passants, les agents de l'ordre etc.
Ces derniers, sous le faux prétexte d'être mal payés, s'arrangent avec ces apprentis voleurs pour se partager le butin, à la fin de nombreuses opérations qu'ils mènent, partout où ils vivent. Une force qui s'ignore. Demain, devenus adultes, ils ne vont pas hésiter à s'associer à des amis du même âge pour opérer avec des armes, qui ne manquent pas dans tous les coins de rue de notre vaste et « guerrière » » pays.
En réfléchissant froidement sur le sujet, il m'est venu à l'esprit de dire tout haut aujourd'hui à notre peuple ce que bon nombre d'entre nous ignore peut être. L'opinion raconte partout que les enfants dits sorciers sont ignorés de la justice. D'autres soutiennent que celle-ci n'est pas encore outillée pour départager les parties en conflit en matière de sorcellerie. Soit. Mais entre temps on ne dit rien sur l'instance qui doit trancher.
Tout le monde abandonne donc les enfants de rue à leur triste sort. Tous ignorent ou feignent d'ignorer que demain ces derniers, après avoir cumulé toutes ces années de misère, auront la gâchette facile, question de se frayer un chemin pour vivre. Tous les moyens leur seront bons. Comme dans les pays de vielle démocratie, notre parlement a l'obligation de s'occuper de la récupération de toutes ces âmes. En perdition. En Europe, les enfants ont leurs droits.
Ici la fameuse loi qui protège les enfants n'a même pas abordé cette épineuse question, alors qu'elle est toujours d'actualité. C'est bien dommage ! Les hommes ne doivent pas chasser leurs enfants sorciers Les enfants dits sorciers proviennent pour la plupart des ménages où le père est trop amoureux de sa nouvelle épouse. Celle-ci chaque nuit fait croire au mari qu'il a des enfants sorciers.
Le mari, fou d'amour, ne peut pas dire à la femme que les enfants issus de leur union sont aussi des sorciers. Les mêmes causes produisant les mêmes effets. Mgr Monsengwo, invité l'autre jour à un colloque sur la justice sociale et la corruption a effleuré le problème, mais en laissant l'auditoire dans sa soif de savoir plus. L'archevêque de Kinshasa avait dénoncé ce qui se passe dans nos foyers, où chacun parlant de l'autre, lui montre du doigt, pour dire que c'est lui le sorcier, l'enfer, et jamais soi-même.
C'est aussi ça la sorcellerie. Est-ce Mgr et ses pairs ont déjà tenu ce langage dans leurs églises éparpillées à travers le pays. Jamais. Pourquoi ? Ne posez pas la question. Eux aussi font comme les autres. Et font fabriquer des sondages pour faire comme les politiciens, qui courent derrière la gloire de ce monde. Alors qu'en définitive vanité des vanités tout est vanité.
La Bible, qui était interdite dans le pays, il y a plus de 50 ans, est à la portée de tout le monde aujourd'hui. Que tous la lise donc. L'Etat, mieux messieurs les parlementaires et autres magistrats, cassez-vous les méninges, en cherchant comment sauver ces petits, qui ne peuvent pas être sacrifiés comme ça sur l'autel des relations amoureuses entre personnes bornées. Qu'est ce que vous en dites ?
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