Ibrahima Diaw
6 Juillet 2009
La bataille contre les effets de la crise économique mondiale passe par l'accroissement de financements nouveaux en faveur des Etats, des entreprises et des particuliers, de manière à les aider à surmonter les difficultés économiques actuelles et à retrouver rapidement le chemin d'une croissance forte.
C'est la trouvaille de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) qui a récemment tenu la deuxième édition de sa rencontre de haut niveau entre son gouverneur, les membres du bureau de la fédération et ceux des Associations professionnelles des banques et établissements financiers au niveau national.
La crise économique internationale se propage aux économies de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Ses incidences sont telles qu'on assiste à la dégradation des indicateurs de conjoncture de la zone. Face à cette situation, et pour ne pas se laisser dépasser par la situation, la Banque centrale des Etats de l'Afrique de lOuest (Bceao) semble trouver une antidote.
L'institut d'émission, au sortir de la deuxième édition de sa rencontre de haut niveau entre son gouverneur, les membres du bureau de la fédération et ceux des Associations professionnelles des banques et établissements financiers au niveau national, qui s'est tenue les 1er et 2 juillet derniers à Bamako, a invité le système bancaire de la zone à prendre une part active dans cette politique de relance économique.
Selon le communiqué de presse de la Bceao, il appartient au système bancaire de la zone de porter un intérêt particulier au financement des investissements et des infrastructures, ainsi qu'aux mécanismes d'accompagnement du développement des petites et moyennes entreprises, qui constituent le socle d'une croissance durable. Aussi, urge-t-il, selon la Bceao, d'accroître les financements nouveaux en faveur des Etats, des entreprises et des particuliers.
De manière à les aider à surmonter les difficultés économiques actuelles et à retrouver rapidement le chemin d'une croissance forte. Sur ce point, le gouverneur de la Bceao a exhorté les directeurs généraux des banques et établissements financiers de l'Union à faire preuve d'initiatives plus hardies en vue de procéder à une baisse effective du coût du crédit, conformément aux signaux donnés par la Banque centrale.
Pour lever les contraintes qui pèsent de façon structurelle sur le financement des économies de l'Union, les participants ont identifié les entraves liées notamment à l'environnement juridique et judiciaire, aux questions de garanties, à l'inadéquation des ressources par rapport aux emplois, ainsi qu'à l'absence d'états financiers ou leur manque de fiabilité.
Les propositions de solutions aux problèmes d'accès des petites et moyennes entreprises au crédit bancaire ont été également examinées. Des propositions qui concernent notamment la mise en place et le fonctionnement efficace de structures d'encadrement, ainsi que la nécessaire organisation de ces entreprises en corps de métiers. Sous l'éclairage des expériences d'autres pays en développement qui ont été présentées, les échanges de vues ont été étendus aux sources alternatives de financement des économies, à travers notamment la création de fonds d'investissement et de fonds de pension.
Et le document de préciser que le gouverneur Philippe-Henri Dacoury-Tabley s'est appesanti sur les fondements des réponses apportées par la Banque centrale aux répercussions de la crise dans la zone. Notamment la baisse de 50 points de base des taux directeurs et la diminution des coefficients de réserves obligatoires applicables aux banques et établissements financiers.
Les échanges de vues lors de cette rencontre qui était également ouverte à l'ensemble des directeurs généraux des établissements de crédit exerçant au sein l'Union monétaire ouest africaine, ont abouti à la conclusion que les décisions de politique monétaire sont plus efficaces lorsque celles-ci sont mieux expliquées, mieux comprises et prévisibles.
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