La Tribune (Algiers)

Algérie: Le transport par rail n'est plus à la portée de la population suite à l'augmentation des prix - Le secteur des transports a encore besoin de plus d'opérateurs

Madani Azzeddine

6 Juillet 2009


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En outre et pour bien contrôler le secteur du transport, les services concernés ont signalé 3 261 infractions lors du contrôle de 2 624 moyens de transport.

En somme, le secteur du transport a enregistré un développement ces dernières années, cependant, il reste beaucoup à faire afin qu'il joue pleinement son rôle pour le déplacement de la population et le transport de marchandises.

Le manque d'aménagement et de réhabilitation des gares routières est visible dans certaines communes où des commodités nécessaires pour les voyageurs ne sont pas disponibles.

La réalisation d'un plan de transport dans les communes de cette wilaya s'avère nécessaire pour donner plus d'efficacité sur le terrain et ce, en désignant des arrêts selon les besoins de la population et en assurant une fluidité dans le trafic, une fluidité permettant de gagner du temps.

Le transport urbain opérationnel à l'intérieur des communes depuis un certain temps a permis à de nombreux citoyens d'en profiter ; le chef-lieu de la wilaya a bénéficié de ces moyens de transport. Cependant, il semble que le nombre des fréquences de rotation ne répond pas aux besoins de la population, ce qui pousse de nombreuses personnes à attendre longtemps dans les arrêts pour prendre le bus. Seule l'augmentation du nombre de véhicules peut remédier à

cette situation.

Les gares de transport ferroviaire souffrent d'un manque d'opérations de réhabilitation, celle du chef-lieu de la wilaya semble dégradée. Au premier coup d'Å"il, le voyageur aperçoit des anomalies dans les murs à cause du manque d'embellissement.

Dans ce même cadre, le nombre de voyageurs par rail a diminué à cause de l'augmentation des prix, laquelle est passée presque au double pour le trajet Aïn Defla-Alger par autorail, ce qui veut dire qu'effectuer une distance de 145 km coûte 390 DA alors que par bus le même trajet revient à 150 DA.

Une comparaison entre deux modes de déplacement nous montre qu'un aller-retour Aïn Defla-Alger par véhicule personnel coûte entre 450 et 500 DA de carburant essence et beaucoup moins en diesel ; en revanche, la même distance par train revient en aller-retour à 780 DA.

Cette augmentation des prix n'encourage pas le transport par rail, pourtant moins polluant. D'ailleurs, il contribue énormément et indirectement à la réduction des accidents de la circulation puisqu'il peut encourager des automobilistes à prendre le train à la place de leur véhicule.

Selon des spécialistes, il est aujourd'hui nécessaire que l'Etat soutienne financièrement le transport par rail pour que les prix de toutes les destinations soient à la portée de l'ensemble de la population.

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