Sidwaya (Ouagadougou)

Burkina Faso: Souveraineté alimentaire - Tourner le dos à l'agriculture de subsistance

Le Projet de renforcement de l'interface Etat-secteur privé-société-civile a organisé le jeudi 2 juillet 2009, un dialogue tripartite sur le thème : "La problématique de la souveraineté alimentaire : quelle contribution du secteur privé et de la société civile au développement de la filière céréalière au Burkina Faso".

La souveraineté alimentaire n'est pas le seul apanage des agriculteurs ou de l'Etat. Elle doit être la résultante d'une synergie d'action. Pour favoriser cette synergie, le PARECAP a organisé, le jeudi 2 juillet 2009 à Ouagadougou, un forum tripartite afin de trouver les voies de solutions à la souveraineté alimentaire. Le thème retenu pour ce premier

Le dialogue tripartite permettra de trouver les pistes pour assurer l'autosuffisance alimentaire aux populations vulnérables.

dialogue est : "La problématique de la souveraineté alimentaire : quelle contribution du secteur privé et de la société civile au développement de la filière céréalière au Burkina Faso". L'objectif de ce dialogue est de promouvoir la production nationale pour garantir la sécurité alimentaire et réduire la vulnérabilité des économies aux chocs exogènes. Car, la hausse des prix des produits alimentaires et la pénurie observée sur le marché mondial ont rappelé la nécessité d'organiser la filière céréalière.

Selon André Richard Ouédraogo, coordonnateur du PARECAP, la crise alimentaire au Burkina Faso crée un paradoxe parce que 80% de la population est agricole. En effet, pour M. Ouédraogo, l'insécurité alimentaire est due à l'utilisation d'outils archaïques, sur des terres fatiguées avec une croissance vertigineuse de la population. Pour cela, le dialogue doit permettre d'accroître l'offre alimentaire en améliorant les méthodes culturales et l'accès aux intrants.

Le ministre en charge de l'Agriculture, Laurent Sédogo, patron du dialogue a pour sa part, a affirmé la volonté du gouvernement à assurer la souveraineté alimentaire aux populations. Aussi, pour le ministre, la synergie d'action nécessite un cadre politique stable, un environnement économique et juridique approprié et la disponibilité des infrastructures de communication. Selon lui, "Le paysan africain de demain doit vivre de sa profession comme l'industriel vit de son industrie.

Mais, sa production doit être rémunératrice pour lui et supportable par le budget des consommateurs les plus pauvres. Cela doit à terme, permettre à l'Afrique et partout au Burkina Faso, de s'affranchir de la dépendance des fluctuations des cours mondiaux récurrents". Mais, cet objectif ne peut être atteint que si les paysans tournent le dos à l'agriculture de subsistance et évitant de spolier les pauvres.


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