Republic of Togo (Lomé)
Koffi Souza
6 Juillet 2009
La lutte a été vive lors du sommet de l'Union africaine à Syrte entre les partisans de l'intégration africaine et les défenseurs du maintien de la souveraineté des Etats.
Le débat sur la constitution d'un gouvernement africain doté de réels pouvoirs en matière de diplomatie et de défense a été d'autant plus vif que, comme on, le sait, l'organisateur du sommet, le colonel Kadhafi est un fervent partisan de l'intégration des Etats africains.
Mais, si chacun s'accorde à reconnaître que l'Union africaine doit être dotée à terme de réels pouvoirs de décision et devenir une institution comparable à l'Union européenne, les avis divergent sur les délais de réalisation de cet objectif. On est donc passé prés de la rupture.
L'insistance du leader libyen a eu raison de la plupart des réticences. Une Autorité de l'Union aura vocation à "coordonner" la politique étrangère et les orientations militaires de l'Union sans être pour autant dotée de prérogatives supranationales.
C'est un pas important en avant mais qui est soumis à présent à la ratification des pays membres.
Le mouvement vers les Etats-Unis d'Afrique connaîtra certes de nouvelles phases d'hésitation mais il correspond à une nécessité qui s'imposera progressivement.
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L'afrique doit s'unir- ces mots ont été repéés depuis N'KRUMA-c'est à dire depuis bien des decennies;l'avenement de la grande NATION africaine reste toujours au stade d'utopie malgré les multiples rencontres entre chefs d'Etat Africains et intellectuels de tout ordre. Face donc à la situation, on est tenté de s'interroger sur la question:manque de volonté politique ou bien envie d'aller lentement sans bruler des étapes? Mais on est presque tenté aujourd'hui,au regard des divergences de points de vue entre leaders et les querelles manifestes les opposant que "l'age d'or pour l'avenement d'une Afrique unie n'est pas pour demain". TOURE