PIERRE EMANGONGO ET BIENVENU IPAN
9 Juillet 2009
Kinshasa — La présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf a été accusée par la Commission Vérité et Réconciliation d'accointances avec l'ancien chef de guerre et président Charles Taylor. Elle est, pour ce faire, forcée à la démission et devra avec ses co-accusés répondre de leurs actes devant la justice afin de permettre au Liberia de repartir sur de nouvelles bases.
La Commission Vérité et Réconciliation au Liberia a introduit une demande au Parlement afin d'interdire à la présidente de la République Ellen Johnson Sirleaf de cesser d'exercer toute fonction officielle, a rapporté BBC AFRIQUE.
Ellen Johnson Sirleaf, la première femme à avoir été élue présidente en Afrique, avait été accusée par la Commission Vérité d'accointances avec l'ancien chef de guerre et président Charles Taylor.
De son côté, la présidente libérienne a reconnu avoir rencontré Charles Taylor à l'époque et lui avoir remis de l'argent. M. Taylor, à l'époque, était à la tête de l'un des mouvements qui ont participé aux guerres au Liberia, entre 1989 et 2003.
Il y a 20 ans, cette affaire a suscité un tollé chez de nombreux responsables politiques libériens qui s'opposaient à la mauvaise gestion et à la corruption de l'administration.
La première présidente élue d'Afrique se dit surprise par la tournure que prend cette affaire.
Un porte-parole a déclaré qu'elle lisait le rapport dans son intégralité et qu'elle accusait le coup avant de réagir. La recommandation faite par la Commission est le revers le plus important qu'Ellen Johnson Sirleaf ait subi depuis son élection en 2005.
JUSTICE
Hormis la présidente Ellen Johnson, plusieurs anciens chefs de guerre du Liberia sont aussi accusés par la Commission Vérité et Réconciliation d'avoir perpétré des crimes lors de la guerre civile (1989-2003). A en croire Sud Quotidien, ces accusés ont affirmé hier mercredi 8 juillet, sur un ton menaçant, qu'ils s'opposeraient à toutes poursuites judiciaires à leur encontre.
En attendant l'adoption de cette motion de méfiance par le Parlement libérien où l'opposition est majoritaire, plus d'une personne estiment que la réconciliation nationale n'exclut pas des sanctions. C'est ainsi qu'elles demandent à ce que toutes les personnes impliquées dans les différents crimes qui ont ensanglanté le Liberia répondent de leurs actes devant la justice afin de permettre à ce pays de l'Afrique de l'Ouest de repartir sur de nouvelles bases.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2009 Le Potentiel. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.