Eric Elouga
9 Juillet 2009
L'éclairage public et la production industrielle commencent à intégrer cette solution écologique.
En apparence, des lampadaires comme les autres. Des poteaux en forme de potence, montés sur une dizaine de mètres, et terminés par une ampoule lumineuse. A peine remarque-t-on le petit panneau rectangulaire qui ceinture le collet de la tige, et qui constitue pourtant l'élément principal de ces nouveaux réverbères qui entourent le monument de la Réunification de Ngoa-Ekellé depuis quelques jours. Ces plaques recueillent l'énergie du soleil, qu'elles emmagasinent dans de petites batteries. Une fois la nuit tombée, le système électronique qui régule le dispositif se déclenche et alimente ainsi les lampes. Avec les 37 poteaux qui entourent le monument, Yaoundé accueille ainsi sa première grande expérimentation de l'énergie solaire dans un cadre public. D'après le colonel Godgfred Weriwoh, point focal du projet au niveau local, 13 autres lampadaires du même type seront bientôt disposés près des urgences de l'Hôpital central de Yaoundé, marquant ainsi la fin de la phase pilote d'un projet initié par la société Sol America basée à Miami, et mise en oeuvre par le ministère du Développement urbain et de l'Habitat. Dans sa réalisation, l'expérience a, par ailleurs, bénéficié du financement de Afriland First Bank, et d'exonérations douanières accordées par le Minfi pour les matériels à importer.
Depuis peu, les expérimentations de systèmes à énergie solaire se multiplient au Cameroun. Timidement, certes. La compagnie de téléphonie mobile MTN a, par exemple, inauguré le 12 mai à Debunscha dans le Sud-Ouest, sa première station relais à alimentation solaire. Un dispositif mis en place afin de réduire la dépendance énergétique à Aes Sonel. Depuis, précise-t-on du côté de l'opérateur, une vingtaine de stations similaires ont été montées à travers le pays. A Douala, la solution du solaire est également en passe de faire son trou, du fait de ce même problème du déficit énergétique qui oblige les entreprises à se tourner vers d'autres alternatives, ainsi que l'on a pu s'en apercevoir lors du lancement des manifestations de la journée mondiale de l'environnement dans la capitale économique.
Selon le colonel Godfred Weriwoh, l'éclairage public n'est en effet qu'une infime partie des possibilités des panneaux solaires. Les Feux de circulation, l'éclairage domestique, l'alimentation énergétique industriel, ou même le pompage d'eau dans les stations, sont quelques-unes des possibilités encore insuffisamment explorées. D'autant que d'autres pays proches de nous, le Nigéria, le Mali, le Burkina-Faso, le Togo ou le Bénin, sont déjà considérablement avancés dans l'utilisation de ces techniques.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2009 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.