9 Juillet 2009
Accra — Les Ghanéens se préparent à l'arrivée du président américain Barack Obama le 10 juillet - sa première visite en Afrique subsaharienne -, une visite qui soulève de grands espoirs, tempérés par une certaine prudence.
« On ne peut que croiser les doigts et espérer le meilleur », a déclaré Elias Sory, le directeur général du Service de Santé au Ghana.
Le président Obama devrait prononcer un discours politique majeur, a précisé à IRIN Okudjeto Ablakwa, vice-ministre de l'Information, mais les détails n'ont pas été rendus publics.
Le Ghana est devenu un partenaire clé des Etats-Unis, il est le quatrième plus grand importateur, parmi les pays non producteurs de pétrole, de produits américains en Afrique subsaharienne, selon l'Agence des Etats Unis pour le Développement International (USAID).
Durant sa tournée africaine en 1998, le président Bill Clinton avait annoncé une annulation de dettes des pays africains, incluant le Ghana, à hauteur de 1,6 milliard de dollars américains, et avait promis 500 millions de dollars pour stimuler la croissance économique et le développement sur le continent.
Le vice-ministre a précisé à IRIN : « Là, nous avons aimé Clinton car il nous a donné plus de visibilité et nous a aidé à nous rendre attractif ».
En 2008, le président Bush a promis un fond de 350 millions de dollars sur cinq ans pour combattre le glaucome et d'autres maladies tropicales négligées. M. Bush a également demandé au Congrès de doubler le financement, pour atteindre 30 milliards de dollars sur cinq ans, afin de combattre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme par le biais de son Plan d'Urgence pour la lutte contre le SIDA (PEPFAR).
Depuis, le PEPFAR a fourni des médicaments antirétroviraux à 1,2 million d'Africains, selon USAID.
Mais ce qui a rendu le président Bush le plus populaire fut sa promesse d'allouer 17 millions de dollars au Ghana pour combattre le paludisme.
La lutte conte le paludisme
Beaucoup d'espoir pour une annonce d'un nouvel engagement présidentiel sur l'aide lors de la visite
Le paludisme est la première cause de décès au Ghana, représentant 38 pour cent de l'ensemble des maladies des patients en consultation, et 36 pour cent des admissions à l'hôpital. Le Fond des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) estime que 20.000 enfants de moins de cinq ans meurent du paludisme chaque année au Ghana.
L'Initiative du Président contre le Paludisme (PMI) est toujours mise en à "uvre par USAID, le Centre américain de Contrôle des Maladies (CDC) et le Service de Santé du Ghana.
Selon Paul Psychas, conseiller CDC pour le projet, l'argent a servi à renforcer les capacités pour lutter contre le paludisme, à distribuer 350 000 moustiquaires imprégnées, à fumiger l'intérieur des maisons dans cinq districts soit 600 000 personnes, à combattre le paludisme chez les femmes enceintes, et pour le diagnostic et le traitement.
« Chez les enfants, nous avons vu le nombre de décès causés par le paludisme chuter de 30 pour cent, et je n'ai aucun doute sur le rôle du PMI à cet effet », a précisé M. Sory le directeur du Service de Santé à IRIN.
« Bush a fait une promesse directe et il a largement tenu cette promesse », a ajouté M. Abklakwa.
Les responsables espèrent que ce soutien va continuer. Le président Obama l'a promis, et début mai il alloué 51 milliards de dollars américains au PEPFAR sur six ans. M. Psychas d'USAID a assuré à IRIN que le président Obama continuerait à soutenir l'initiative contre le paludisme.
Excitation croissante
L'excitation est croissante dans les rues d'Accra, les routes principales sont décorées avec des affiches d'Obama et autres ornements, les clients des marchés s'arrachent un tissu à l'effigie du président Obama et de la première dame, Michelle Obama.
Naa Lamley Mansa, mère de quatre enfants au marché central d'Accra, a de grands espoirs : "je me rappelle de M. Bush l'an dernier, mais Obama est comme mon mari et je sais qu'il fera plus pour le Ghana. Je veux qu'il donne de l'argent pour le paludisme mais je veux aussi qu'il aide certains d'entre nous à mettre nos enfants à l'école », a-t-elle déclaré.
L'économie du Ghana a été touchée par la crise financière mondiale, avec des baisses de prix dans des cultures d'exportation clés comme la noix de karité, des exportations de certains matières premières en baisse, incluant le bois, et la diminution des transferts de fonds de la diaspora qui a contribué à augmenter la vulnérabilité des gens.
Certains tempèrent leurs attentes, en rapport avec les perspectives économiques actuelles. « Ce que nous oublions, c'est que M. Bush a fait ces promesses quand l'économie américaine était saine et forte mais je pense que plus personne ne peut dire la même chose maintenant pour M. Obama », a indiqué à IRIN Kwesi Amakye, un enseignant en sciences politiques à l'Université des Sciences et de la Technologie de Kwame Nkrumah.
"Je suis convaincu que beaucoup seront déçus. Nous avons tout simplement trop d'attentest".
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As a Ghanaian and an African I deem it a great pride bestowed upon us by Barack Obama to visit Ghana as the first destination which forms part of his Africa trip. I agree with the article that with the strong credentials that the country has gained for herself, it is understandable that Obama chose Ghana as his first destination trip. But I also want to see that there is some form of interest in that decision. Ghana in 2007 discovered significant oil reserves. Wouldn't that also count? Your guess is as good as mine. Denis Vulor rexode2002@yahoo.fr
Bravo aux ghanéens pour avoir réussi avec intelligence et maturité la bonne gouvernance de leur pays et l'assimilation des règles démocratiques indispensables à tout pays qui se construit un avenir meilleur .
Ce n'est,hélas, pas demain que Barack Obama fera l'honneur aux malgaches de visiter Madagascar où un coup d'Etat (changement de régime anti-constitutionnel) a eu lieu le 17 mars 2009 dernier .
Madagascar , par ce coup d'Etat , a reculé dans son développement vers des ténèbres insondables sous la menace de militaires mutins qui ont aidé à asseoir le putschiste avec la bénédiction de la françafrique .Tous les jours :arrestations arbitraires , emprisonnements , menaces d'une population civile sous pression . Censure, dissolution du parlement, la liste de la restriction des libertés fondamentales ne cesse de s'allonger .
Madagascar , malgré son pétrole dont Total s'est accaparé , est redevenu une république bananière conduite par un disc-jockey.
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