Béatrice Hope
9 Juillet 2009
Port Louis — Construction de la Ring Road et du Harbour Bridge, création de la Road Company Ltd et d'une cité à Highlands, système de péage, les autorités étudient de nombreuses solutions afin de remédier à la congestion routière à Maurice.
Le spécialiste indien du transport planning, le Dr P.K. Sarkar, donne des pistes mais on est encore loin de voir la lumière au bout des routes.
Au cours des récents travaux académiques, l'expert indien, qui intervient au sein d'un programme d'échanges académiques avec l'Université de Maurice, déduit que Maurice a des problèmes de transport qui lui sont uniques.
«A mon avis, les soucis majeurs se trouvent au niveau du trajet Port-Louis-Curepipe durant les heures de pointe, du trafic entrant et sortant de la capitale aux mêmes heures, d'un manque de lieux où se garer, d'une carence de coordination des services d'autobus et autres facilités de transports publics», lance-t-il, en ce 9 juillet 2009, lors d'une présentation sur le «transport planning», à l'Université de Maurice.
Et d'ajouter, «Sans parler d'une insuffisance d'informations au niveau du public, concernant les horaires, tarifs d'autobus et les routes empruntées».
Selon lui, introduire un système de péage sur certains trajets serait un remède efficace. Mais il faudrait d'abord calculer le «coût de l'embouteillage», qui est le coût généré par la congestion routière à un degré maximal de circulation.
Si le système de péage est appliqué à Maurice sur des trajets précis, il agira de manière dissuasive sur l'utilisation des autoroutes, en imposant des tarifs sur ceux qui désirent les emprunter.
Trois systèmes sont possibles: le «facility pricing», le «regional network pricing», le «cordon pricing». Le premier est un mécanisme où le tarif est prélevé sur un ou plusieurs routes reliant les quartiers résidentiels aux zones commerciales. Le second fait référence à une politique où les automobilistes payent pour voyager sur un réseau de routes similaires, comme les «highways». Le troisième est un mécanisme où les véhicules sont facturés quand ils pénètrent des lieux de grande activité.
Ainsi, via ces méthodes, les embouteillages et autres inconvénients reliés, soit accidents et pollution, seront réduits. Notamment, en incitant les usagers de la route à éviter les autoroutes aux heures de pointe, recourir à des chemins moins congestionnés, à faire du covoiturage ou à employer des modes différents pour se véhiculer, tels les transports publics...
Interrogé quant à l'option de route à péage, le ministre du Transport, Anil Baichoo, soutient qu'en l'absence de routes alternatives, ce projet n'est pas réalisable dans l'immédiat.
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