L'Observateur Paalga (Ouagadougou)

Burkina Faso: Union des Assurances du Burkina/ IARD - Retour sur une indemnisation majeure

Alain Saint Robespierre

10 Juillet 2009


« L'assurance coûte cher sauf le jour du sinistre ». Ce n'est pas la société Latex Foam Burkina Faso qui dira le contraire. Elle qui vient, en effet, de recevoir de son assureur, l'Union des assurances du Burkina/IARD (UAB-IARD), une indemnisation de 270 millions de francs CFA pour solde de tout compte au titre des dommages causés par un incendie survenu dans ses locaux le 19 août 2006. Retour sur une opération majeure de dédommagement.

"Si nous avons pu verser un tel montant, c'est parce qu'à l'UAB, des dispositions techniques et financières ont été prises pour faire face à tout engagement et à tout moment". Là où d'autres auraient fait dans l'exubérance, lui se contente d'un commentaire laconique. Dans son bureau aux charmes discrets, Jean Damascène Nignan, puisque c'est de lui qu'il s'agit, directeur général de l'Union des assurances du Burkina (UAB-IARD), incarne cette nouvelle génération de jeunes cadres africains qui émergent.

C'est avec discernement que son équipe a conduit la procédure d'indemnisation d'un client dont l'usine, Latex Foam, a été totalement dévastée par un incendie. Le désastre, en son temps, avait fait grand bruit dans la capitale et la presse s'en était saisie. Depuis, un règlement à l'amiable est intervenu, après un intermède judiciaire, à la grande satisfaction des deux parties.

Le 19 août 2006, l'usine de la société Latex Foam Burkina a été dévastée par les flammes. L'événement est intervenu au moment où la société était liée à l'UAB par une police d'assurance multirisques professionnelles. Sitôt le sinistre déclaré, une expertise est commanditée par l'assureur, point de départ de toute procédure d'indemnisation relative à ce type de sinistre : « Elle [L'expertise] vise à établir les causes exactes du sinistre.

Quand nous couvrons des risques, ce sont des événements que nous couvrons. La cause du sinistre mentionnée par l'expert permet de savoir si l'événement survenu est couvert par le contrat d'assurance. L'expertise vise également à évaluer les dégâts », explique M. Nignan. Avec cette faculté de rendre simple un sujet a priori difficile à comprendre pour le profane.

Si, pour « des raisons professionnelles », notre interlocuteur préfère ne piper mot sur les circonstances exactes de l'incendie, par contre, il ne fait pas mystère du contentieux qui a précédé le règlement à l'amiable. « Le règlement judiciaire constitue l'exception en matière d'assurance. Qu'il s'agisse d'assurance de dommages, comme c'est le cas avec notre client, ou qu'il s'agisse d'assurance de responsabilité, le principe est le même : c'est la transaction.

On en vient au contentieux lorsque les deux parties ne sont pas d'accord sur un point de l'expertise ou sur l'interprétation d'une disposition contractuelle ». C'est ce différend judiciaire, radié du rôle en mai 2009, suite à la transaction intervenue entre-temps entre les deux parties, qui explique le temps relativement long de la procédure d'indemnisation : « La procédure judiciaire était longue et forcément coûteuse, aussi bien pour nous que pour le client. Finalement, chaque partie a fait des concessions.

C'est ce qui nous a conduits au règlement à l'amiable, à la grande satisfaction de tous ». Au finish, la société sinistrée est ressortie de ce règlement transactionnel avec la coquette somme de 270 millions de francs CFA payés rubis sur l'ongle. En tenant compte de la provision de 60 millions déjà perçue, c'est la coquette somme de 330 millions qui a été payée par l'UAB-IARD dans le cadre de ce sinistre.

Parfaite illustration de son slogan : « Même quand c'est dur, l'UAB assure ». Joie de revivre d'un client. Légitime fierté d'une compagnie. A commencer par celle de son premier responsable, la modestie toujours de mise : « Oui, cela traduit la solide capacité financière dont nous sommes dotés aujourd'hui ».

Pour autant, Jean Damascène Nignan et son équipe n'entendent pas dormir sur leurs lauriers. Faisant de l'innovation permanente sa meilleure arme dans un environnement de plus en plus concurrentiel, l'UAB-IARD vient de mettre sur le marché un nouveau produit dénommé UAB/BTP. Une police d'assurance en phase avec la grande intensité qui s'est emparée ces dernières années du secteur du bâtiment et des travaux publics au Burkina Faso.

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