Blaise Djouokep (stagiaire)
10 Juillet 2009
Jean Victor Tchuisseu a été mortellement poignardé à l'issue d'une rude altercation avec ses bourreaux hier à Douala.
La scène se passe de tout commentaire plusieurs heures après l'assassinat de Jean Victor Tchuisseu, caissier du groupe Fadil. Le crime qui s'est déroulé à 7h40 minutes au 2ème niveau de l'immeuble abritant les bureaux du groupe Fadil hier jeudi, 9 juillet, alimentait encore les conversations jusqu'à 14 heures. A ce moment, seuls quelques responsables de ce groupe sont présents. Il y règne une atmosphère de deuil. La tristesse et la consternation se lisaient sur les visages. Une dizaine de personnes seulement était postée à l'entrée de l'immeuble, les mains croisées sur la poitrine.
L'entrée principale est fermée et surveillée par deux militaires et deux vigiles. "On ne travaille pas aujourd'hui", renseigne t-on au reporter venu s'enquérir des faits. Un meurtre qui suscite la curiosité des uns et des autres quant à la motivation qui animait ses auteurs. Que s'est-il réellement passé entre les criminels et leur victime ?
Il est 7h40 minutes lorsque le chauffeur du responsable du groupe Fadil et non moins maire de Douala 3ème est alerté par des cris de détresse du caissier. "Au secours ! Sauvez moi ! ", témoigne un vigile. Il se déroulait alors une vive bagarre entre le caissier et les suspects : Assam et Kadi Thomas (de nationalité Tchadienne), responsables du nettoyage respectivement au 2ème et au 3ème niveau.
Informé de ce qui se passe, Ousman Dan Assani, le chauffeur de Oumarou Fadil, suivi de 4 vigiles qu'il a alertés, vont immédiatement se rendre au 2ème niveau dans le bureau du caissier où ils trouveront la porte fermée à clef. Ils vont immédiatement informer un militaire qui viendra, en leur présence défoncer la porte du bureau, avant de découvrir le corps sans vie du caissier assis sur son siège. Un poignard planté sur le flan droit de son ventre. "Le bureau était couvert de sang et en sens dessus dessous.
Les trois hommes avaient livré une vive bagarre et les criminels ont été plus forts. On a aussi trouvé une somme de 2 millions de Fcfa dans le coffre ", poursuit le vigile. Les suspects en cachette ont été retrouvés au 4ème niveau de l'immeuble. "Ils ont avoué leur crime. Surtout que sur eux, il y avait les preuves de leur culpabilité. Leur chemise qui a été déchirée pendant la bagarre a été retrouvée au 4ème niveau de l'immeuble. Sur leurs mains, il y avait des traces de sang et des blessures", apprend-on. Les suspects ont été conduits à la police judiciaire (Pj) à Bonanjo. La dépouille de Jean Victor Tchuisseu repose à la morgue de l'hôpital Laquintinie. Agé d'une soixantaine d'années, le caissier avait par le passé plusieurs fois été menacé de mort. "Plusieurs fois, il avait trouvé des remèdes à l'entrée de son bureau. Malheureusement, cette fois ci lui a été fatale", rapporte le vigile.
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