Kinshasa — En 2008 la RDC a exporté 123 Kilos d'or sur près de 5 tonnes produites annuellement selon les sources proches du Centre d'Expertise et d'Evaluation des Matières Précieuses du Congo, CEEC. Le reste sort frauduleusement par les pays voisins.
Pour arrêter cette hémorragie, l'Etat Congolais a divisé par dix la hauteur des taxes en application dans cette filière, a indiqué Radio Okapi. net. Comme les plaintes se portaient sur le montant de taxes à payer qui était exorbitant et le coût pour l'ouverture d'un comptoir d'or en RDC qui était excessif.
Ce sont des raisons avancées pour justifier la fraude des négociants et orpailleurs qui allaient vendre leurs précieux métaux dans les pays voisins où les conditions sont favorables. C'est ainsi que l'Etat Congolais face à cette réalité, a pris une série de mesures pour inciter les négociants et les orpailleurs à vendre leurs métaux en RDC.
A titre d'exemple, l'Etat Congolais est parti de 50.000$ exigés pour ouvrir un comptoir d'or en RDC, à 5.000$. De 25.000$ exigés comme caution pour opérer dans la filière à 2.500$. Conséquence, six mois après, le nombre de comptoir a augmenté. Mais jusqu'ici les retombées pour les caisses de l'Etat sont toujours attendues, les exportations d'or ne décollent toujours pas, par exemple l'or exporté ne dépasse pas 300 kilos.
Pourtant ce gros rabais appliqué à partir de janvier avait pour but d'inciter les orpailleurs et les négociants d'or à ne plus faire passer leurs précieuses matières par la fraude. Les opérateurs économiques du domaine affirment qu'il est vrai que l'Etat a baissé ces taxes, les fonctionnaires de l'Etat eux n'ont pas du tout baissé leurs tracasseries et la demande de pots de vin. Un autre négociant de la province oriental affirme que les fonctionnaires de l'Etat sont devenus plus gourmands qu'avant dans leurs exigences de pots de vin.
Le président de la fédération des entreprises du Sud-Kivu, dénonce lui aussi le même comportement et dit avoir demandé aux autorités publiques de punir les corrompus et les corrupteurs qui agissent dans cette filière. Les biens des opérateurs économiques auteurs de fraudes soient saisis et vendus aux enchères a proposé Mudekereza olive aux autorités qui ont affiché un silence de mort.
Cette impunité pousse ceux qui ont choisi le droit chemin à suivre la voie empruntée par les brebis galeuses. L'impunité constatée dans ce domaine comme dans d'autres, pousse les analystes à soupçonner une complicité entre les autorités et les malfaiteurs. Avec un prix qui oscille 25.000.000 et 30.000.000 la tonne, selon qualité et la zone de production, l'évaluation faite de l'exportation 2008, laisse voir une perte de près de 70 millions de dollars. Le gouvernement Central est interpellé.
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