Kinshasa — Un Casque bleu pakistanais de la Monuc a été blessé, le lundi 13 juillet à Mwenga. C'était au cours des opérations Kimia II lancées il y a peu dans la province du Sud-Kivu.
Les FDLR ont attaqué, le lundi 13 juillet, à l'arme légère et à la roquette une base de la Monuc à Mwenga, une localité située à 90 km de Bukavu (Sud-Kivu). La nouvelle a été livrée par le porte-parole militaire de la Monuc, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich. A ce sujet, il a précisé qu'« une centaine de Casques bleus pakistanais ont été attaqués lundi vers 13 heures 30' par des éléments des Forces démocratique de libération du Rwanda (FDLR) blessant un soldat de la Monuc. La force de la Monuc a immédiatement répliqué avec des mortiers et des mitrailleurs ».
Interrogé sur le bilan de ces affrontements, le porte-parole militaire a répondu qu'il n'a pas de détails sur les victimes du côté des rebelles hutu rwandais. Les FDLR avaient réagi parce qu'ils étaient « pourchassés » par la force de la Monuc basée à Mwenga, alors qu'ils tentaient d'incendier des villages dans la contrée. Et d'indiquer : « L'attaque de Mwenga est due à l'annonce des FARDC de lancer cette semaine une offensive contre les FDLR dans le Sud-Kivu dans le cadre de l'opération Kimia II après celle du Nord-Kivu ».
A rappeler qu'après une planification conjointe importante entre les FARDC et la Monuc, des opérations Kimia II ont été lancées dans le Sud-Kivu au début du mois de juin. Outre, les plans de protection et d'intervention en cas d'urgence humanitaire pour le Sud-Kivu, ont été actualisés afin de réduire au maximum les incidences humanitaires des opérations. En réponse, les FDLR auraient imposé des restrictions à la circulation des civils dans les zones autour de leurs bastions et lancé des attaques contre les FARDC.
Signalons également que des progrès ont été accomplis en matière d'intégration des groupes armés du Sud-Kivu dans les FARDC.
Selon un rapport des Nations unies daté du 16 juin 2009, 829 éléments des groupes armés seulement ont été enregistrés aux centres de cantonnement de Luberizi et de Kalehe. Toutefois, le nombre des candidats à l'intégration ou à la démobilisation devrait augmenter avec l'ouverture d'un troisième centre de cantonnement à Baraka, près des zones d'opération des Forces républicaines et fédéralistes (FRF) et des Yakutumba.

Comments Post a comment