Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Opération Kimia II, les FARDC dressent un pré-bilan positif

Kinshasa — Après le Nord-Kivu, les FARDC, appuyées par les troupes de la Monuc, ont le vent en poupe. Elles sont en ce moment appliquées à mener l'opération Kimia II dans le Sud-Kivu. Question de neutraliser définitivement les éléments des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda actifs dans cette partie du territoire national. '

Dressant le bilan de ces opérations, le Colonel Léon-Richard Kasonga, porte-parole des FARDC, a fait mention, depuis la ville de Goma, d'une importante victoire des FARDC qui venaient de reconquérir depuis la matinée d'hier lundi 20 juillet, une localité considérée comme le plus grand état-major des FDLR au Sud-Kivu et des autres villages stratégiques dans le dispositif de ces rebelles rwandais. Devant cette avancée victorieuse de l'armée, les FDLR en débandade ont adopté un plan diabolique consistant à massacrer les populations civiles. Cela dans le but de contraindre les FARDC et la Monuc à susspendre l'opération Kimia II, a par ailleurs dit le porte-parole des FARDC. '

Invité du journal parlé de 19 heures sur Télé7, le Colonel Jean-Paul Dietrich, porte-parole militaire, apporte pourtant une nuance parlant du bilan des opérations. « Le bilan est assez positif », a-t-il dit. Et le porte-parole de la Monuc d'ajouter : « les FARDC ont montré beaucoup d'engagement, malgré une phase de transition très difficile Sur le terrain, elles montrent des capacités assez importantes ». '

Appelé à préciser ce qui signifie « bilan positif » dans l'entendement de la Monuc, J.P Dietrich répond : « Cela dépend des objectifs qu'on s'est fixés. Mais pour ce qui est de l'opération Kimia, toutes les localités jadis occupées par les FDLR dans le Nord-Kivu ont été reconquises par les FARDC. Elles sont en train de faire autant dans le Sud-Kivu. Les FDLR sont délogées ; l'opération vise également à les couper de leurs ressources économiques afin de les emmener à choisir l'option de la reddition ». Entre-temps, cette opération pose le problème de prise en charge et de protection des populations civiles pendant l'opération, lesquelles populations payent le prix fort. Des organisations humanitaires et celles de la Société civile ont fait entendre leur voix, dénonçant l'option militaire qui, à leurs yeux, a démontré ses limites. Pour elles, la voie politique serait idéale au règlement de la donne FDLR et autres groupes armés actifs dans l'Est de la RDC. '

Les FARDC et la Monuc ne l'entendent pas de cette oreille. A en croire le Colonel Dietrich, la Monuc ne refuse pas de suspendre l'opération Kimia II, mais elle estime que c'est prématuré. Car, a-t-il argumenté, il faut craindre que les FDLR se réorganisent et reprennent du terrain. La Monuc se dit donc déterminée à apporter aux FARDC « un soutien de façon très importante, soutien sans lequel les FARDC se sauraient mener cette opération ».


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