Kinshasa — Contrairement au récent rapport de Global Witness faisant état de la militarisation des zones minières au Kivu, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a indiqué que la République démocratique du Congo est victime d'une guerre économique.
Dans son récent rapport publié, le mardi 21 juillet, Global Witness a fait état de la militarisation des zones minières dans les deux provinces du Kivu. Aussitôt publié, ce rapport a suscité beaucoup de réactions.
Pour le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication et des Médias, « ce rapport vient enfoncer une porte ouverte, ce que le gouvernement de la RDC ne cesse de répéter depuis des années, bien avant les dernières élections de 2006 » : la RDC est victime d'une guerre économique. Et de rappeler que son collègue des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba en a fait une note qu'il a adressée aux diplomates, peu avant l'opération Umoja Wetu menée en janvier-février 2009 contre les FDLR au Nord-Kivu. A ce sujet, le ministre Mende Omalanga, cité par radiookapi.net, a déclaré : « Nous sommes victimes de nos richesses, le président l'a dit, ce sont des gens qui veulent piller nos richesses, en complicité ave certains de nos compatriotes, qui peuvent même être dans des institutions, dans nos structures ».
Cité par le même rapport, le Rwanda a, par l'entremise de son ministre des Mines, Vincent Karega, qualifié de partiel, le rapport fait par Global Witness. Et de noter que son pays n'a qu'un souhait, celui de voir la paix revenir dans la région. Ce rapport, a-t-il fait savoir « est une façon d'échapper à la réalité que la communauté internationale devait aider le Congo et le Rwanda à démanteler les forces négatives, mais plutôt elle se concentre seulement sur le volet financement ».
Pour le ministre rwandais, le problème majeur qui se pose est celui de répondre à la question de désarmer et d'affaiblir ces forces négatives. Avant d'insister sur le fait que Kigali n'aurait aucun intérêt à financer ces forces négatives qui menacent le Rwanda plus que quiconque dans l'avenir.
Au demeurant, le ministre rwandais des Mines a dit : « Nous, en tant que pays, nous n'avons jamais appuyé ou soutenu l'existence de ces forces-là. Nous avons toujours recommandé à la communauté internationale de les désarmer et de les anéantir ».

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