Le Festival d'Ezzahra est réputé pour son inventivité si fertile qui s'exprime à travers trois déclinaisons : le ludisme destiné aux tout petits, le festival proprement dit qui a lieu dans le théâtre Mohamed-Ben Ali, et enfin le très sélect café culturel ; une structure si accueillante et si conviviale que c'est un réel plaisir d'y assister à un spectacle en dégustant un café turc.
Parmi les concerts proposés à Ezzahra, il en est un qui mérite le déplacement, tant il réunit qualité, capacité et somptuosité. Il s'agit de l'Ensemble de musique andalouse de Constantine dirigé par un grand maître, Rachid Seguini, authentique dépositaire du legs musical andalou. Il a été initié à cette belle musique de l'Espagne musulmane par le plus érudit des cheïkhs, à savoir Tahar Fergani de Constantine. C'est auprès de ce dernier qu'il a acquis les rudiments du métier et les connaissances les plus approfondies de la spécialité. Ce concert sera donné le mardi 28 juillet prochain.
La tournée de cet artiste algérien en Tunisie (Ezzahra, Sousse, Testour et Djerba) entre dans le cadre de la coopération culturelle internationale du ministère de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine. Il en est à sa deuxième visite en Tunisie.
Se voulant toujours dans le tempo de l'actualité et de la mode, Rachid Seguini a enrichi son répertoire de rythmes soufis appartenant à la «tariqat aissaouia», une belle musique d'inspiration religieuse et mystique qui a tendance à gagner de plus en plus d'adeptes de nos jours.

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