Kinshasa — Les forêts jouent un rôle important dans la régulation du climat à travers le monde. Mais celle du bassin du Congo subit actuellement une déforestation sauvage au risque de sa disparition dans quelques années. Ce qui a amené les Etats-Unis, à travers l'USAID, de mettre sur pied un programme de gestion durable de la forêt du bassin du Congo.
Soucieux de préserver le rôle important que jouent les forêts dans la régulation du climat, particulièrement celle du bassin du Congo, la deuxième plus grande du monde après celle de l'Amazonie au Brésil, les Etats-Unis développent, depuis quelques années, à travers l'Agence américaine pour le développement international (USAID), un programme pour la gestion durable de la forêt du bassin du Congo dénommé «Programme Régional pour l'Environnement en Afrique centrale» (CARPE)
Les objectifs du CARPE, son approche dans la protection de la forêt du bassin du Congo ainsi que ses réalisations ont été expliqués aux journalistes kinois au cours d'une conférence de presse tenue jeudi après-midi à la résidence de l'ambassadeur des USA à Kinshasa par le Dr. John Flynn, directeur du CARPE. Comme objectifs selon le Dr. John Flynn, le CARPE vise la protection de la forêt (tropicale) dans neuf pays africains, notamment le Gabon, le Cameroun, la République du Congo, la République Centrafricaine, la Guinée Equatoriale, le Burundi, le Rwanda, Sao Tome et Principe ainsi qu'en République démocratique du Congo qui, à elle seule, héberge près de la moitié de cette forêt.
Pour atteindre ses objectifs, le CARPE s'appuie sur les efforts visant la gestion des ressources naturelles, la gestion des forêts et le développement des communautés locales pour diminuer la pauvreté en Afrique centrale, en favorisant notamment la conservation des ressources biologiques nécessaires au développement durable.
Eu égard à l'importance que revêt la forêt du bassin du Congo dont vivent plus de 40 millions de personnes en plus de son influence sur le climat mondial, CARPE travaille, en fait, pour ralentir sa déforestation et la perte de la biodiversité, en appuyant l'amélioration de la capacité de gestion des ressources naturelles aussi bien au niveau local, national que régional.
Selon son directeur, CARPE s'emploie, au niveau local, «à développer les capacités locales en vue d'améliorer les compétences de gestion et les structures qui, lorsqu'elles seront exécutées par toutes les parties concernées, seront bénéfiques pour toutes les populations de l'Afrique centrale».
Lancé par le gouvernement américain en 1995, CARPE compte de nombreuses réalisations. Environ 5.000 personnes ont été déjà formées grâce aux programmes élaborés par CARPE sur différents sujets allant de la conservation, les moyens de subsistance jusqu'aux autres techniques de protection de l'environnement.
C'est aussi grâce à ce programme américain que 28 lois et amendements pour la création d'un cadre réglementaire pour la conservation de la biodiversité dans la région ont été élaborés et adoptés, parallèlement que l'ouverture d'un Centre scientifique pour la conservation Lomaki, dans la province de l'Equateur en RDC, afin de développer le tourisme pour les scientifiques et chercheurs qui mènent des études sur le Bonobo et autres espèces dans la réserve Lomako-Yokokala.
A cela s'ajoute la découverte d'une population de 125.000 gorilles des plaines jusque-là inconnus en RDC, la réalisation d'un Atlas de forêt - qui a un impact sur la résolution des conflits - qui est déjà opération au Cameroun et en RDC.
Dans le même ordre d'idées, un programme environnemental portant sur les aires protégées est exécuté par les partenaires pour faire face aux conflits à l'intérieur et autour des parcs nationaux.

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