Abidjan — Les administrateurs ont tenu, samedi dernier au Palais de la culture, leur première réunion. A l'issue de celle-ci, ils ont porté leur choix sur le président de l'Union nationale des artistes de Côte d'Ivoire, Gadji Céli, seul candidat déclaré. Sur les 21 membres du Conseil d'administration, 19 étaient présents. On notait l'absence de Mme Konan Liliane et de M. Coulibaly, respectivement des ministères de la Culture et de la Francophonie et de l'Economie et des Finances. Sur les 19 votants, Gagji a recueilli 16 voix contre 3 bulletins nuls. Le président élu a invité les politiciens à faire comme eux.
"Nous venons de donner une belle leçon aux politiciens, qu'ils prennent exemple sur les artistes". Pour lui, les bulletins blancs sont une matérialisation de la démocratie. Il a dit vouloir "travailler en bonne intelligence et en toute convivialité avec tous, afin d'apporter quelque chose aux artistes qui ont tant souffert".
Le musicien footballeur qui succède ainsi à tantie Oussou a, dans son adresse, remercié le Président de la République. Qui a bien voulu leur confier le Burida. Et la discipline dont ils ont fait preuve tout au long du processus électoral, est, selon le nouveau Pca du Burida, "une manière de renvoyer l'ascenseur au Président Laurent Gbagbo, pour lui témoigner de leur reconnaissance et surtout lui signifier qu'ils sont matures et donc aptes à diriger leur maison". Le représentant du ministre de la Culture et de la Francophonie, N'Guettia Michel, a, pour sa part, félicité Gadji Céli pour sa brillante élection, tout en lui souhaitant un bon mandat. Il n'a pas manqué de louer le mérite du comité d'organisation conduit par l'inspecteur James Houra et du bureau de vote présidé par Lago Gouhéré.
Les administrateurs et les quelques sociétaires présents se sont rendus à Treichville dans une discothèque de la place pour fêter leur victoire. Déjà qu'avant le scrutin, l'ambiance était à la fête avec la présence de la fanfare.
Après l'élection du Pca, place sera faite à la désignation du directeur général du Burida. Et ce, par appel à candidatures. Marie Chantal Obindé Armand Obou attend la passation des charges
Contrairement à ce qu'alléguait un confrère dans sa parution d'hier, l'administrateur provisoire en fin de mission au Bureau ivoirien du droit d'auteur (Burida), Armand Obou, n'est pas en «fuite». Bien au contraire, après avoir réussi la réforme de l'institution en charge de la gestion du revenu des artistes créateurs, M. Armand Obou explique sa relative circonspection dans les récentes élections en rapport aux textes qui attestent qu'il appartient au ministère de la Culture de les organiser, d'une part et par sa volonté d'afficher une impartialité à toute épreuve, d'autre part. Mieux, au cours d'une rencontre informelle, hier, dans les locaux de l'institution avec ses ex-collaborateurs et des journalistes venus s'enquérir de l'allégation du journal susmentionné, et brandissant des courriers, M.
Obou affirme attendre depuis juin 2009 que le ministre Komoé organise officiellement la cérémonie de fin de sa mission. Une passation qui pourrait précéder la désignation du nouveau directeur général. Etant entendu, à l'en croire, que le directeur général du Bureau national d'études techniques et de développement (Bnetd), Ahoua Don Mello, a déjà reçu les conclusions de la mission à lui confiée, avec copie au ministère de la Culture. En tout état de cause, il bénéficie de la direction du Bnetd dont il est le conseiller technique du Dg, de trois mois de congés depuis le début de ce mois.
Raison suffisante pour s'offrir quelques jours de repos et de convalescence après une grippe qui l'a cloué au lit et effectuer un voyage-éclair sur l'Allemagne pour occuper son nouveau poste de directeur international pour l'Afrique, l'Amérique latine et l'Europe d'un consortium mondial de communication/télécoms.
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