Kinshasa — Trois rapports des ong étrangères ainsi que l'interruption du signal de la Radio France International ( RDC) en République démocratique du Congo ont été au centre du point de presse animé, hier mardi 28 juillet 2009, par M. Lambert Mende Omalanga, ministre de la Communication et des Médias.
Le rapport de Global Witness intitulé « Face à un fusil, que peut-on faire », celui de Human Rights Watch titré « les soldats violent, les commandants ferment les yeux » et un troisième de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH) intitulé « République Démocratique du Congo. La dérive totalitaire », ont amené le ministre de la Communication et des Médias d'éclairer l'opinion tant nationale qu'internationale en sa qualité de porte-parole du gouvernement.
Le rapport Global Witness tente d'apporter la démonstration que la situation désastreuse des droits de l'homme en RDC tout comme l'exploitation illicite des ressources naturelles par des groupes terroristes nationaux, étrangers, et par des criminels des FARDC n'a pas évolué en dépit du changement de la nature de la gouvernance intervenue en 2006.
Celui de Human Rights Watch ramène à la surface les violences sexuelles qui seraient, selon ses auteurs, plus le fait des éléments des FARDC. Quant à la FIDH, elle s'emploie à prouver que le régime congolais est en phase de « dérive totalitaire ».
Pour Lambert Mende, les appels au lynchage du gouvernement de la RDC par les trois ong étrangères révèlent leur souci de vouloir montrer, contra factum, que l'Etat congolais est un « failed state » (Etat failli), afin de justifier le projet de balkanisation du pays. L'objectif visé par ces trois ong, a-t-il poursuivi, n'est plus financier et politicien qu'altruiste et humanitaire. Toutefois, a-t-il renchéri, le gouvernement congolais ne ménagera aucun effort pour protéger son peuple contre une assistance humanitaire qui l'enchaîne.
Tout en relevant des contre-vérités sur le rapport de la FIDH, le ministre de la Communication et des Médias a attiré l'attention des animateurs des ong nationales sur le délit au sens légal. Il citera le cas de Mr. Golden Misabiko, président de l'Asadho/Katanga qui a déclaré sans ambages que le gouvernement congolais était impliqué dans un commerce clandestin de l'uranium de Shinkolobwe au Katanga avec l'Iran et la Corée du Nord.
Devant cette accusation, le gouvernement provincial du Katanga avait constitué une commission d'enquête à laquelle Misabiko et son adjoint furent invités à se joindre pour aider à la manifestation de la vérité.
Face au refus de participer à cette commission d'enquête, malgré les garanties pour leur sécurité offerte par la Monuc, Misabiko a été arrêté et déféré devant la justice.
Lambert Mende a conclu en soulignant que toutes ces affirmations ne sont en réalité qu'une affabulation délibérée orchestrée pour vilipender les institutions issues des urnes au moment où les efforts des FARDC pour débarrasser le Nord et Sud-Kivu des terroristes commencent à porter des fruits.
S'agissant de l'interruption du signal de la Radio France Internationale en RDC, le ministre Lambert Mende a précisé que cette décision intervient suite à la diffusion, par cette chaîne, des informations tendant à démobiliser les FARDC.
Le gouvernement qui refuse qu'on s'attaque à son schéma de défense nationale, tient au respect des lois du pays, a renchéri le ministre des Communications et des Médias.

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