Kinshasa — Les ex-groupes armés doivent se conformer aux accords de Goma en se transformant en formations politiques. Cet appel a été lancé, le mardi 28 juillet à Kinshasa par l'abbé Malumalu, Coordonnateur de ce processus.
Le coordonnateur du conseil national de suivi des accords de Goma, l'abbé Apollinaire Malumalu, a invité, le mardi 28 juillet 2009, au siège de la CEI à Kinshasa, les responsables des ex-groupes armés de mettre tout en oeuvre pour faire aboutir leur processus de mutation en partis politiques en payant le montant de la caution fixée 5.000 Usd.
Jusqu'à ce jour, rapporte radio Okapi, sur les 13 anciennes milices, seuls 6 groupes ont déjà déposé leurs dossiers en bonne et due forme auprès du ministère de l'Intérieur, en vue de leur mutation en formations politiques.
L'abbé Malumalu a voulu savoir pourquoi les 7 autres groupes armés n'ont pas encore déposé leurs dossiers. Chaque groupe avait son explication. Pour les uns, la caution de 5.000 $ Us exigée pour l'agrément est trop élevée. Pour ces groupes candidats partis politiques, il faut que l'Etat paye cette caution. « Pas question », a répondu l'abbé Apollinaire Malumalu, estimant que cela serait anticonstitutionnel. Il s'est engagé néanmoins à plaider pour que cette caution soit payée par tranches. Ce qui n'est pas garanti, a répondu le secrétaire général du ministère des Affaires intérieures qui assistait à cette rencontre.
Autre sujet de blocage : la constitution des dossiers, avec notamment le casier judiciaire, le certificat de nationalité, le certificat de bonne vie et moeurs Ce qui demande des frais que ces ex-miliciens ne disposent pas. Dans l'échange qui a suivi, les partis politiques voulaient s'informer sur la loi régissant les formations politiques en RDC. Très peu maîtrisent cette loi.
La deuxième partie de cette rencontre s'est déroulée en l'absence de la presse. La démarche entreprise par le coordonnateur du conseil national de suivi des accords de Goma, est à encourager. Parce qu'elle a permis aux uns et aux autres de dialoguer sur un sujet politique qui risque de bloquer le processus de paix poursuivi par le Programme Amani (paix). Au lieu de s'accuser mutuellement, on a noté la volonté des ex-groupes armés de respecter leurs engagements et s'impliquer dans les efforts visant la pacification durable de la partie Est de la RDC. La procédure proposée par l'abbé Malumalu consistant à payer la caution par tranches est une voie de sortie acceptable même si elle doit être limitée dans le temps.

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