Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Coopération militaire - Les USA au chevet des FARDC

Kinshasa — Selon l'ambassadeur américain à Kinshasa,c'est à partir du 5 août prochain que la secrétaire d'Etat américaine, Mme Hillary Rodham Clinton, entame une longue tournée dans sept pays africains dont la République démocratique du Congo. Le renforcement des relations bilatérales et des accords militaires déjà signés entre les dirigeants américains et congolais dominera l'étape de la visite de la secrétaire d'Etat américaine à Kinshasa. Notamment dans le domaine militaire. Comme pour souligner le rôle géostratégique de la République démocratique du Congo en Afrique

Bien que la date de son arrivée dans la capitale congolaise n'ait pas été précisée, l'ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa, M. William J. Garvelink, a confirmé, lors d'une conférence de presse qu'il a animée jeudi au Centre culturel américain de Kinshasa, l'arrivée prochaine à Kinshasa du numéro trois du gouvernement américain. Ce grand pays de l'Afrique centrale et des Grands Lacs, pour justement souligner sa position géostratégique est confronté à de multiples problèmes et défis à relever.

Mme Hillary R. Clinton participera d'abord au 8ème Forum sur la coopération commerciale et économique entre les Etats-Unis et l'Afrique subsaharienne appelé Forum de l'AGOA, à Nairobi au Kenya.

Le but de sa tournée africaine est avant tout, selon le diplomate américain, de souligner le fait que l'Afrique est un continent doté de possibilités énormes qui doivent être bien gérées pour profiter aux populations africaines. Elle devra également, tout au long de sa tournée africaine, «mettre l'accent sur la détermination des Etats-Unis à établir des partenariats avec les Etats, le secteur privé, les organisations non gouvernementales et les habitants des pays africains pour créer des sociétés dans lesquelles toute personne aura la possibilité de donner toute sa mesure».

Une première, quand on sait que les administrations américaines précédentes se bornaient à accorder des assistances et des aides au développement aux pays africains en lieu et place d'une coopération bilatérale mutuellement avantageuse.

Ainsi, Mme Clinton encouragera certainement, lors des réunions bilatérales, «ses interlocuteurs à trouver de nouvelles solutions aux anciens problèmes, à utiliser le pouvoir de l'innovation et de la technologie, tout en soulignant l'importance de faciliter l'esprit d'entreprise dans le domaine socio-économique, d'encourager une nouvelle génération de jeunes scientifiques, de dirigeants de petites entreprises et des notables oeuvrant tous en vue de résoudre les problèmes réels et de créer des modèles pour la réussite économique et le progrès sociaux en sorte que les Africains soient des partenaires à part égale sur cette voie ».

LA STABILITE DE LA RDC

Pour l'administration Obama, devrait souligner le diplomate américain, la visite de Mme Clinton en République démocratique du Congo revêt une grande importance, compte tenu de la position du pays au sein du continent africain.

Lors de sa visite à Kinshasa, Mme Clinton a la mission de capitaliser les relations existantes, de consolider les accords militaires signés récemment entre les autorités congolaises et les dirigeants américains, en vue de renforcer les capacités de sécurité du pays, selon l'ambassadeur Garvelink.

Car, a-t-il noté, depuis les élections générales de 2006, la RDC présente, aux yeux des Etats-Unis, une bonne image et beaucoup de progrès ont été réalisés dans ses rapports avec ses voisins. D'où la volonté des Etats-Unis d'aider, à travers la visite de Mme Clinton, le gouvernement congolais à améliorer ses relations avec ses voisins pour une exploitation juste de ses ressources naturelles. La RDC aidera ainsi les pays de la région des Grands Lacs à se sécuriser tout en créant des liens économiques, selon le diplomate américain.

Que cette question figure dans l'agenda de la secrétaire d'Etat américaine rejoint l'idée déjà exprimée de doter certains pays de l'Afrique, notamment la RDC, de la logistique et de l'équipement nécessaires pour assurer sa sécurité et celle des pays limitrophes. On ne serait satisfait que si cette idée soutenue par le président Obama vise à reconnaître la position géostratégique de la RDC en Afrique. Cela passe inévitable par l'approche que les Etats-Unis ont de la crise en Afrique des Grands Lacs. Voilà qui explique ce fait que Kinshasa attend la Secrétaire d'Etat américaine de pied ferme. On suppose que le diplomate américain qui, subtilement, est en train de lever le pan de voile de cette visite. Aux autorités congolaises de ne point faire preuve de surdité et de cécité politiques.

Par ailleurs, en réponse à une question sur les tensions qui ont caractérisé près de dix ans les relations entre le Rwanda et la RDC, l'ambassadeur des Etats-Unis a souligné la volonté des Etats-Unis de voir les deux pays entretenir des relations mutuellement bénéfiques, tout comme avec les autres voisins de la région. La visite de la secrétaire d'Etat en RDC sera certainement un catalyseur à ce sujet. Attendons son discours.


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