Comme il fallait s'y attendre, les réactions à l'octroi par la Chambre préliminaire de la CPI de la liberté provisoire à Jean-Pierre Bemba, n'ont pas tardé. Dans le lot, celles des députés nationaux, aussi bien de l'opposition que de la majorité.
Clément Kanku : la vérité a triomphé Proche de JP Bemba et ayant même effectué le déplacement de Bruxelles lors du décès du sénateur Jeannot Bemba, Clément Kanku Bukasa dit ne pas être surpris par la décision des juges. « La décision vient conforter notre thèse selon laquelle Jean-Pierre Bemba est innocent », déclare l'élu du territoire de Dibaya, au Kasaï Occidental, avant d'ajouter que c'est une conséquence logique, en émettant le souhait de voir le politique se séparer du judiciaire. La balle est maintenant dans le camp de la Cpi en ce qui concerne le pays d'accueil de JP Bemba. C'est ici qu'il a rappelé l'obligation qu'ont les pays signataires de la Convention de Rome vis-à-vis de la Cour, lorsqu'ils sont sollicités sur un dossier. Enfin, Clément Kanku invite ceux qui « instrumentalent » la justice à des fins politiques à tirer des conséquences. Pour lui, la vérité reste la vérité. Vuemba loue les ancêtres Leader politique allié du Mlc, Jean-Claude Vuemba a exprimé toute sa joie en apprenant la nouvelle.
Pour lui, c'est l'occasion de rendre grâce à nos ancêtres bantous qui ont permis l'obtention de la liberté provisoire par JP Bemba. Pour le président national du MPCR, Moreno Ocampo est maintenant démasqué dans ses pratiques honteuses et raciales truffées de maffia et de politisation. Il demande alors aux pays sollicités pour l'accueil, particulièrement l'Italie et la RSA, de lever maintenant l'option de recevoir le sénateur Bemba Gombo, leader et porte-parole de l'opposition parlementaire. Ce que Vuemba Luzamba ne comprend pas, c'est le fait que A.F. Patassé est en liberté, alors que c'est lui qui avait sollicité l'intervention des hommes de Bemba sur son sol, troupes qui avaient d'ailleurs travaillé sous son commandement. Et Bemba est traîné seul devant la Cour. Il a annoncé que son parti fêtera bientôt la libération de JP Bemba. Mboso : c'est une procédure normale L'une des grandes figures de la majorité à l'Assemblée nationale, Christophe Mboso N'Kodia Pwanga trouve normal l'octroi de la liberté provisoire à JP Bemba. « C'est normal. Ça entre dans la procédure de la Cour pour toute justice qui se respecte ». Surtout que le présumé n'a pas obstrué la procédure judiciaire pendant toute la période de sa détention. Au contraire, il s'est montré discipliné.
D'où il n'y avait pas de raison pour ne pas lui accorder cette faveur, déclare-t-il. Avant de louer l'appel à la discipline lancé par le Secrétaire général du Mlc, François Muamba. F. Kalombo : ce n'est pas encore la décision Compté parmi les jeunes turcs de la majorité, Francis Kalombo a aussi émis son avis sur le dossier Bemba. « Bemba n'a pas encore obtenu la liberté provisoire aussi longtemps que l'organe de la loi ne s'est pas encore prononcé à l'appel du procureur », fait remarquer l'élu du parti présidentiel à Kinshasa. Il renseigne que le chemin à parcourir est encore long, surtout qu'aucun pays ne s'est jusque-là prononcé pour son accueil. Le dossier Thomas Lubanga est une preuve, rappelle Francis Kalombo, pour conclure que le prononcé des juges n'est pas le verdict du Tribunal. En plus, il n'a pas caché le pessimisme de Luis Moreno Ocampo d'accorder une telle faveur à un ancien seigneur de guerre qui, selon ses propres termes, dispose encore de possibilités de nuire. La fin de non-recevoir des pays de l'Espace Schengen constitue un signal fort pour la suite du dossier, dit-il, en doutant de la confiance que la CPI peut faire à la RSA, un pays aux frontières poreuses, qui n'offre pas de garantie pour la sécurité du prévenu.

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