Kinshasa — La Monuc a dénoncé l'attaque dont a été victime, le 12 août 2009, les populations civiles de la localité de Mpama (Nord-Kivu). Elle a installé une équipe d'assistance médicale à Ishenga pour recevoir les cas de blessés.
Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Monuc, Alan Doss, a dénoncé dernièrement, l'attaque dont a été victime, le mercredi 12 août, les habitants de Mpama, une localité située dans la province du Nord-Kivu. Préoccupé, le chef de la Monuc a indiqué : « Rien ne peut justifier ces crimes commis par des groupes armés qui s'acharnent sur les civiles ».
Selon les informations recueillies par la Monuc, dans la journée du 12 août 2009, un groupe armé a lancé une attaque contre le camp militaire des Forces armées de la RDC à Mpama, une localité particulièrement enclavée du territoire de Walikale. Après cet incident, une équipe de troupes gouvernementales stationnées à Walikale a été immédiatement dépêchée vers le lieu des combats, mais les assaillants ont eu le temps de s'enfuir avant leur arrivée, précise un communiqué de la Monuc. Elle a installé une équipe d'assistance médicale à Ishenga pour recevoir les blessés puisqu'un centre de santé existe déjà à Djingala. 11 blessés ont été soignés par cette équipe dont sept ont été évacués vers Walikale pour des soins supplémentaires et appropriés.
La Mission onusienne au Congo a également renforcé ses patrouilles sur l'axe Walikale-Bisiye. Objectif visé : assurer la protection des populations civiles ainsi que leurs biens.
En coordination avec les autorités locales, la Monuc a depuis le 15 août, installer une autre équipe médicale à Walikale, entamer une reconnaissance aérienne de la région et identifier les endroits susceptibles d'accueillir des équipes héliportées. Comme on peut le constater, le gouvernement a du pain sur la planche dans la mesure où, il existe encore des poches de résistance des groupes armés dans certaines localités de l'Est du pays.
Pour permettre aux civils de vaguer paisiblement à leurs occupations quotidiennes, ces poches de résistance nécessitent d'être mis hors d'état de nuire, estiment certains observateurs.

Comments Post a comment