Le Soleil (Dakar)

Sénégal: Célébration des 20 ans du Pbs - Du bon rap et des retrouvailles de rêve

Amadou Maguette Ndaw

19 Août 2009


Que dire du concert-anniversaire des vingt ans du groupe de rap Positive Black Soul (PBS) vendredi dernier au Cices ? Simplement grandiose. Il y a eu des invités de marque comme Youssouf Ndour, Ismaël Lô, Idrissa Diop, sans oublier la nouvelle vague de rappeurs.

20 heures aux abords de la salle du Cices où doit avoir lieu le concert. La nuit commence à envelopper les lieux. Sous un arbre, un jeune, Youssou Tamba, grille une cigarette en attendant de rentrer dans la salle. « Je suis là pour vivre en live ces morceaux qui ont marqué ma jeunesse », nous confie-t-il. Dans la salle, jeunes, moins jeunes et adultes se trémoussent sur la piste. Patrick, un vacancier de 13 ans, originaire de la banlieue parisienne, n'a jamais vu les fondateurs du Positive Black Soul (PBS) jouer ensemble. « Nous avons une chance de vivre ça ce soir », se réjouit-il. Peu avant 23 heures, arrivent enfin les rappeurs du PBS. L'adrénaline monte. On crie, on tape des mains, on s'égosille pour accueillir ces « seigneurs du rap sénégalais et africain ». Un concert de rêve. Une réunification après huit années de séparation entre deux monuments, Didier Awadi et Doug E Tee.

Les tubes s'enchaînent, le public est aux anges. La soirée démarre avec « Nous pas bouger », une reprise de la chanson du Malien Salif Keïta. Ensuite, sont interprétés pêle-mêle, des succès comme « Boul Fallé », « Capsi », « Ataya », « Je ne sais pas », « Taara » et d'autres tubes qui ont fait les beaux jours du groupe créé en 1989. Des sonorités particulières issues de la symbiose d'une musique des années 1990 à laquelle s'ajoutent des instruments africains comme le djembé, le tama et la kora.

Le PBS, fidèle à sa réputation, entonne des chansons aux textes engagés, pour une Afrique consciente, avec un clin d'oeil appuyé aux autorités du pays. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mamadou Lamine Kéïta, dont la présence est signalée par le Dj Coco Jean, est hué par le public. Les minutes s'égrènent et l'atmosphère est électrique quand apparaissent Youssou Ndour, Ismaël Lô et Idrissa Diop. Les exclamations fusent de partout. Autre particularité du concert, la symbiose entre la génération des « old school » incarnée par le PBS et le groupe Yatfu et celle des « new school » symbolisée par Simon, Fata, Nix, Canebasse, Matador, Da Brains, Aménophis et le jeune Alex. Après une soirée comme celle-là, on a du mal à se remettre de ses émotions.

Be the first to Write a Comment!

Plus de titres sur allAfrica.com

Copyright © 2009 Le Soleil. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

AllAfrica - All the Time

SELECT
SELECT

Le top des actualités: Sénégal

Rubriques