Libreville — Pour les pétroliers, la Guinée Equatoriale est une véritable terre promise pour des années entières. Puisque, selon les experts, le pays dispose de réserves prouvées de 1,8 milliard de barils, lui assurant une production pour une vingtaine d'années à des niveaux relativement élevés.
Même dans le cas où la production pétrolière va baisser, le gaz naturel, notamment le méthanol, offre une véritable alternative. Les réserves du méthanol sont estimées à 40 milliards de m3.
En 2006, la production de méthanol et des autres gaz a été de 1,64 million de m3 contre 1,49 million de m3 en 2005. En 2007, la production du méthanol et celle de condensat vont progresser de l'ordre de 10,2%, soit 3,16 millions de m3.
Les perspectives en 2008 culminent à 3,28 millions de m3. Cette euphorie du secteur des hydrocarbures n'appelle pas que les gros investisseurs.
C'est aussi une aubaine pour les travailleurs du pays mais aussi venus de la sous-région. La Guinée est devenue aujourd'hui la destination favorite de la main-d'oeuvre africaine. Une bousculade aux portes de Malabo qui n'est pas toujours porteuse de paix sociale.
L'afflux de ressortissants de la sous-région a fait exploser les taux de banditisme, de criminalité et d'escroquerie. Les autorités du pays, malgré le souci de l'intégration régionale, ont pris leurs responsabilités en expulsant certains ressortissants. Cette année, des marabouts maliens qui ont été sommés de quitter le pays.
La production du pétrole est une énorme opportunité de développement pour le pays.
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