Kinshasa — Les Etats-Unis affirment être prêts à accompagner la RDC dans la mise en oeuvre des réformes nécessaires pour améliorer le développement socio-économique à travers les investissements des hommes d'affaires américains. Cela va se faire, selon l'ambassadeur William J. Garvelink qui l'a dit mardi au ministre Tambwe Mwamba des Affaires étrangères, à travers des « relations fortes » entre les deux pays, la consolidation de la paix, la résolution des conflits dans l'Est de la RDC et la lutte contre la corruption dans l'appareil de l'Etat.
Présentement, des efforts sont faits pour rétablir la paix, la sécurité et l'autorité de l'Etat sur le territoire congolais. En même temps, le gouvernement s'emploie à résoudre les problèmes liés aux cadres économique, juridique, commercial, infrastructurel, bancaire, scolaire et fiscal.
Il veut redorer l'image de la RDC considérée, à tort, comme « un endroit où il n'est pas bon de demander à quelqu'un de venir investir », à cause d'une insécurité récurrente résultant de conflits armés ininterrompus depuis 1996.
Aujourd'hui, on est loin de ce sombre tableau, quand bien même subsisteraient des lois restrictives sur l'exercice du commerce par les étrangers et la création des sociétés commerciales ainsi que des habitudes connexes.
« Comme vous le savez, s'il est facile de prendre une loi, il n'en est pas de même pour la modifier ou l'abroger, encore moins pour changer des vieilles habitudes devenues une seconde nature », explique-t-on à l'Agence nationale des investissements.
« Depuis que l'ANAPI a été créée en 2003, des dizaines de banques et de sociétés de micro-finance ont vu le jour et cela représente environ 300.000 clients pour les banques et plusieurs centaines de milliers pour la micro-finance. Elle a fait venir au pays plus de 750 projets d'investissement pour plus de 12 milliards de dollars américains », rassure son directeur général, Mathias Buabua wa Kayembe.
En effet, elle a permis le redressement des compagnies jadis en quasi faillite, en l'occurrence Marsavco, Bracongo et Bralima, dont elle a soutenu les plans de sauvetage. « Ils représentent environ 2 milliards de dollars américains d'intentions d'investissements traduites en actes et qui ont favorablement touché les usines provinciales de ces sociétés à Mbandaka, Kisangani, Bukavu, Kananga, Mbuji-Mayi », précise-t-il.
Par ailleurs, le nouveau Code des investissements offre divers avantages, dont l'imposition de délais très courts (30 jours pour l'agrément) et l'institution d'un Conseil de promotion et d'agrément, présidé par le délégué du ministère du Plan et composé de 13 membres délégués par diverses administrations et services de l'Etat.
En assainissant la magistrature et l'administration publique, le président Joseph Kabila entend sécuriser les investisseurs congolais. L'opération « Tolérance zéro », en cours d'exécution, visant l'éradication de la corruption et de l'impunité au sein de la société congolaise.

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