Le représentant spécial du Secrétaire Général de l'Onu en RDC, Alan Doss, a personnellement animé le point de presse hebdomadaire tenu hier mercredi au quartier général de la Monuc.
Réaffirmant l'appui de son organisation aux opérations menées par les FARDC contre les groupes armés présents dans les Kivu et la Province Orientale, il s'est réjoui de la collaboration entre les forces loyales et la Monuc sur le terrain. « Un nombre croissant de combattants continue à chercher à rendre les armes et à se faire rapatrier ou, dans le cadre des groupes armés congolais, à réintégrer leurs sociétés, leurs milieux et, le cas échéant, les forces armées. Nous redoublons nos efforts pour déployer nos effectifs dans les zones les plus vulnérables et d'appuyer les efforts des FARDC à sécuriser les zones d'où les FDLR ont été chassés », a précisé Alan Doss.
Concernant la lutte contre les violences sexuelles, le patron de la Monuc a déclaré avoir constaté une amélioration de la discipline depuis l'annonce de la politique de « Tolérance-zéro ». « Cependant, il faut continuer à renforcer ces efforts », a-t-il clamé. Quant à son organisation, elle travaillera aussi avec les FARDC pour les aider à mettre en oeuvre ladite politique. Encouragé par les résultats des pourparlers entre les gouvernements congolais, ougandais et les représentants du ADF/NALU récemment facilités par la MONUC, le représentant du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC a aussi salué la récente rencontre au sommet entre le Rwanda et la RDC. A propos des critiques acerbes formulées à l'endroit de la Monuc, allant jusqu'à solliciter son départ, selon un journaliste, Alan Doss a rejeté en bloc ces affirmations.
Car, pour lui, l'une des preuves que la population congolaise a encore confiance aux casques bleus est que « chaque fois que ça tire quelque part, les gens viennent toujours se réfugier dans nos bases ». Quant au départ définitif éventuel de la Monuc, il a indiqué que ce n'est pas lui qui prend cette décision mais plutôt ses supérieurs à New-York. « Déjà, rappelle-t-il, nous sommes ici au Congo sur invitation du gouvernement congolais. Le mandat prend fin cette année et c'est le Conseil de sécurité qui va évaluer la suite des choses ». Sur un autre registre, il a exprimé sa consternation personnelle et celle de la MONUC entière suite à l'assassinat du journaliste Bruno Koko Chirambizi à Bukavu. « Nous exhortons la justice congolaise à rechercher les présumés auteurs afin de leur faire subir la rigueur de la loi, dans l'ultime souci de la lutte contre l'impunité. La MONUC est prête à aider les autorités congolaises dans leurs efforts à cette fin, si on nous le demande » a-t-il lancé. Dans le contexte politique et sécuritaire du Congo, les attentats contre la presse ne peuvent que nuire au développement d'une démocratie digne de ce nom.

Comments Post a comment