Kinshasa — Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé que la renégociation des accords de défense liant la France aux pays africains serait achevée en décembre 2009. Ce qui relance le débat sur la fin de l'hégémonie occidentale en Afrique et la nécessité de la formation d'une armée panafricaine forte.
Le président français Nicolas Sarkozy a promis, le mercredi 26 août 2009, que la renégociation des accords de défense liant la France aux pays africains serait achevée en décembre 2009, a rapporté RFI. Il a également confirmé son souhait d'une « rénovation profonde » des relations entre Paris et le continent.
Nicolas Sarkozy a fait cette déclaration dans son discours prononcé le mercredi 26 août 2009 lors de la conférence des ambassadeurs qui s'est tenue dans la capitale française.
Après les accords « rénovés » signés en mars et en mai 2009, d'abord avec le Togo, puis avec le Cameroun, il y a encore six accords de défense à renégocier avec le Gabon, la Centrafrique, la Côte d'Ivoire, le Sénégal, les Comores et Djibouti. Dans son discours prononcé, le 28 février 2008 au Cap en Afrique du Sud, le numéro un français avait annoncé sa volonté de refonder les relations de défense entre la France et ses anciennes colonies.
HEGEMONIE
Cette refondation passe notamment par l'annulation d'anciens accords et de leurs clauses secrètes, qui garantissaient l'intervention de la France au cas où le pouvoir en place se trouverait menacé.
Les futurs accords seront présentés collectivement devant le Parlement français. Le président Nicolas Sarkozy a aussi rappelé que la France n'a plus vocation à être le gendarme de l'Afrique, mais souligne que Paris s'engage à fournir un appui à la création de forces africaines capables d'assurer collectivement la sécurité du continent. Cette réorganisation de la présence militaire française en Afrique devrait donner lieu, à l'avenir, à la fermeture de plusieurs bases.
Après la dissolution du 43ème BIMA d'Abidjan au mois de juin 2009, l'armée française ne devrait conserver qu'une seule base permanente sur l'Atlantique, Dakar ou Libreville. En définitive, cette redéfinition des accords de défense entre la France et l'Afrique relance le débat sur la fin de l'hégémonie occidentale en Afrique et la nécessité de la formation d'une armée panafricaine forte.

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