Kinshasa — L'ex- groupe armé Maï-Maï Kifuafua demande à cor et à cri l'intégration inconditionnelle de ses combattants au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo. Il l'a fait savoir dans une lettre ouverte datée du 20 août 2009, adressée au commandant des opérations Kimia II.
Les responsables de l'ancien groupe armé dénommé Maï-Maï Kifuafua demandent à la hiérarchie militaire des FARDC d'envisager très rapidement l'intégration inconditionnelle de leurs combattants au sein de l'armée régulière. Plus de 1.700 éléments de Kifuafua, basés dans le territoire de Walikale (Nord-Kivu), attendent cette opération depuis plus de quatre mois, rapporte radiookapi.net Ils l'ont fait savoir dans une lettre ouverte datée du 20 août, adressée au commandant des opérations Kimia II.
Selon eux, c'est depuis le 30 janvier 2009 que tous leurs combattants ont été mis à la disposition de l'état-major général des FARDC pour leur intégration. Ces dirigeants ont révélé qu'au moins 1.734 combattants portant 1.318 armes basés dans les secteurs de Hombo, Musenge, Mianga et d'autres localités en groupement Waloa Loanda, ont attendu en vain durant 4 mois, leur intégration au sein des FARDC.
Pourtant, indique le secrétaire général de Kifuafua, Didier Bitaki, les éléments de ce mouvement sont utilisés dans la traque des FDLR.
« L'intégration n'a pas encore été effective. Ces combattants ne bénéficient de rien, alors que leurs collègues avec lesquels ils travaillent, bénéficient de tout. On les appelle des non-intégrés. Ils sont non-intégrés pourquoi, alors qu'ils sont à la disposition des FARDC ! », a souligné le secrétaire général de Kifuafua.
Pour sa part, le porte-parole des opérations Kimia II, le major Sylvain Ekenge, a indiqué que ces ex-combattants doivent suivre le processus normal d'intégration. Avant de noter : « Les FARDC n'ont jamais travaillé avec les Maï-Maï Kufuafua. Les portes des FARDC sont grandement ouvertes pour leur intégration. Qu'ils viennent et le centre de brassage se trouve au Sud-Kivu, à Luberizi. S'ils veulent intégrer l'armée, ils n'ont qu'à suivre ce processus là ».

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