Kinshasa — Le centre de coordination de lutte anti-mines des Nations unies, UNMACC, a remis officiellement, le 3 septembre 2009, aux autorités locales le contrôle de zones dépolluées. Il s'agit de sept km et demi autour de la piste d'atterrissage de l'aéroport international de Bangboka à Kisangani. Les opérations de clarification et de déminage ont été réalisées par la compagnie sud-africaine MECHEM, sous la coordination d'UNMACC.
La cérémonie de remise officielle s'est déroulée à l'aéroport international de Bangboka en présence du vice-gouverneur de la Province Orientale, du chef de bureau de la Monuc-Kisangani, des autorités de la Régie des voies aériennes, RVA et de certains représentants des agences anti-mines. Trois temps forts ont marqué cette cérémonie. D'abord la présentation des travaux effectués, ensuite la signature des documents de remise officielle aux autorités et enfin la démonstration de détection de mines et autres engins explosifs par des moyens mécaniques et des chiens dressés pour la détection des mines et engins explosifs.
Selon Harry Van Rensburg, chef d'équipe de la compagnie MECHEM en RDC, l'aéroport de Bangboka était un lieu stratégique durant les guerres de 1997 et 2000 qu'a connues la ville de Kisangani. D'où la nécessité de dépolluer sur demande de la RVA à travers la Monuc. Il explique les opérations entreprises par l'équipe de déminage.
« Le dépôt de munitions situé près de l'aéroport avait explosé en 2002 et des débris s'étaient déposés un peu partout et notamment sur le périmètre de l'aéroport, ce qui a rendu la tâche longue et délicate. Nous avons débuté le 17 janvier et terminé le 22 août de cette année. Ce sont 847,5 heures de travail sur sept mois pour un total de 576 778 mètres carrés totalement dépollués, à savoir deux bandes de 75 mètres de large à partir du bord de la piste et deux bandes de 60 mètres à chaque bout de piste ».
Pour Joseph Bangakia Angaze, vice-gouverneur de province, cette dépollution de zone est plus que satisfaisante, car l'aéroport de Bangboka est maintenant sécurisé. Il a profité de cette opportunité pour remercier les démineurs et la Monuc. Le commandant des aéroports de Kisangani, Georges Tabora, a apprécié à sa juste valeur le travail réalisé. Selon lui, ses agents peuvent maintenant travailler sans risque. « Mes officiers peuvent à présent travailler en toute sécurité autour de la piste».

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