Libreville — Une controverse sur le nombre de morts enregistrés lors des émeutes à Port-Gentil préoccupe les acteurs politiques car les violences à la suite de la proclamation des résultats de l'élection présidentielle ont finalement fait plus de 3 morts. Le chiffre de 15 décès serait avancé par un avovcat.
Le ministre de l'Intérieur Jean François Ndongou avait avancé le chiffre de 3 morts.
« Aucune victime n'a reçu de balle tirée d'une arme militaire », avait-il précisé.
« Le nombre de morts est bien plus élevé que ne veut le dire le pouvoir », avait soutenu lundi soir l'ancien Premier ministre Jean Eyeghe Ndong, porte-parole du collectif des candidats de l'opposition à la dernière élection présidentielle.
Les candidats de l'opposition à l'élection présidentielle ont souhaité qu'une enquête internationale soit menée pour déterminer le nombre et les raisons des décès enregistrés à la suite de l'intervention des forces de police et des militaires déployés à Port-Gentil.
Selon le porte-parole du gouvernement, René Ndemezo'Obiang, qui s'exprimait mardi soir à la télévision nationale : « il y a eu 3 morts qui ne sont pas le fait des interventions des forces de sécurité (...)".
« Il n'est pas nécessaire qu'une enquête internationale soit déployée à Port-Gentil. Toutefois, les responsables des émeutes répondront de leurs actes devant les tribunaux », a déclaré M. Ndemezo'Obiang.
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