Le Potentiel (Kinshasa)

Afrique du Sud: Réponse à la Cosatu - Jacob Zuma favorable au démantèlement des syndicats militaires

Kinshasa — Le président sud-africain, Jacob Zuma, est déterminé à interdire les syndicats au sein des forces armées de son pays. Cette décision est interprétée comme étant de nature à apaiser les craintes des syndicats qui montent au créneau pour dénoncer sa politique.

Le président sud-africain, Jacob Zuma, s'est déclaré favorable au démantèlement des syndicats militaires, un mois après la manifestation illégale de soldats, devant le palais présidentiel, a fait savoir RFI. Le numéro un sud-africain l'a indiqué, le lundi 21 septembre 2009, lors d'un speech prononcé à l'occasion du 10ème congrès de la Cosatu, la puissante confédération syndicale sud-africaine. Au mois d'août 2009, la police a réprimé sans retenue une manifestation illégale de 2 000 soldats.

Elle a tiré des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes, alors que plusieurs militaires avaient entrepris d'escalader les grilles du palais présidentiel. Le lendemain de la manifestation, la ministre de la Défense, Lindiwe Sisulu a annoncé que les soldats seront licenciés. « J'ai le soutien entier du président », a indiqué Sisulu. Mais les syndicats obtiennent de la justice la suspension des révocations.

APAISER LES CRAINTES

Devant ce revers, le congrès national africain (ANC) de Zuma débat, puis adopte une résolution visant à démanteler les syndicats au sein des forces armées. La Cosatu, pousse des cris d'orfraie. Mais le lundi 21 septembre 2009, devant plus de 2.500 délégués syndicaux, Zuma refuse de faire marche arrière : « S'il y a une guerre et que les soldats disent non, mes conditions de travail sont mauvaises, alors moi, je ne défends pas le pays. Que ce passera-t-il ? », a interrogé Zuma.

Qui a néanmoins mis sur pied une commission chargée d'étudier les doléances des militaires. « Je suis d'accord pour améliorer leur condition de travail. Mais le droit de grève des soldats, c'est non », a tranché le président sud-africain. La Cosatu dont l'appui a été déterminant à l'élection du président sud-africain en avril 2009, a conditionné son soutien à de Zuma qui « doit impérativement s'attaquer au chômage et à la pauvreté », ont rapporté plusieurs organes de presse dont Mail & Guardian et Courrier international.

En définitive, la décision de Jacob Zuma interdisant les syndicats militaires est interprétée comme étant de nature à apaiser les craintes des syndicats qui montent de plus en plus au créneau pour dénoncer sa politique.


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