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Burkina Faso: La Tanzanie et le Burkina Faso remercient les États-Unis de leur aide au développement

La Société du compte du millénaire (Millennium Challenge Corporation) mène la lutte contre la pauvreté dans le monde.

Les dirigeants de la Tanzanie, du Burkina Faso et de l'Albanie - trois des pays qui bénéficient du concours financier de la Société du compte du millénaire (Millennium Challenge Corporation ou MCC) - ont adressé, au nom de leurs citoyens, des remerciements publics au gouvernement des États-Unis et au peuple américain pour l'aide au développement qu'ils leur fournissent.

Les chefs d'État et de gouvernement ont fait ces déclarations à l'agence Associated Press, le 22 septembre, lors d'un forum interactif parrainé par la MCC et InterAction, une coalition de plus de 150 organisations humanitaires. Ce forum, qui avait pour thème « Le développement autonome : des partenariats qui ont fait leurs preuves dans la lutte contre la pauvreté », s'est tenu à l'occasion de la 64e Assemblée générale des Nations unies, offrant l'occasion à des représentants du gouvernement des États-Unis de s'entretenir directement avec des défenseurs et des dirigeants de la société civile.

Le président tanzanien, M. Jakaya Kikwete, a exprimé, devant les participants, « la reconnaissance des citoyens de son pays envers l'appui généreux du gouvernement et du peuple américains ». Conformément aux principes qui la régissent depuis sa fondation, la MCC demande à chaque pays bénéficiaire de mettre au point son propre plan de développement en tenant compte de ses besoins spécifiques.

La Société du compte du millénaire est une société établie en janvier 2004 par le gouvernement des États-Unis, qui cherchaient à rénover leur stratégie de promotion du développement des pays les plus pauvres du monde, notamment par la collaboration. La MCC est fondée sur le principe que l'aide donne le plus de résultats quand elle vient renforcer la bonne gouvernance, la liberté économique et les investissements dans les ressources humaines ; sa mission est de réduire la pauvreté de par le monde en suscitant la croissance économique durable.

En février 2008, la MCC a signé avec la Tanzanie un accord de 698 millions de dollars sur une période de cinq ans (les accords de la MCC sont appelés « pacte ») visant à réduire la pauvreté et à susciter la croissance économique en augmentant les revenus des particuliers grâce à des investissements ciblés dans les secteurs des transports, de l'énergie et de l'eau. Le pacte avait été signé à Dar-es-Salaam par le président de la Tanzanie, M. Kikwete, et par le chef de l'exécutif américain à l'époque, M. George W. Bush, lors de la tournée africaine de ce dernier qui l'avait aussi conduit au Bénin, au Rwanda, au Ghana et au Libéria.

Les investissements dans les trois projets inclus dans cet accord aideront les Tanzaniens à remédier aux défaillances de leur réseau des transports en améliorant les routes pour accroître le commerce et relier les villes et villages aux marchés, aux écoles et aux centres de soins ; ils permettront aussi de renforcer la fiabilité et la qualité de la distribution d'électricité et l'élargir à des régions qui n'y ont pas encore accès ; et ces investissements viseront à accroître l'accès à l'eau potable pour les particuliers et les entreprises, ce qui améliorera l'état de santé de la population et la productivité.

Pour être admissible à la MCC, un pays doit remplir certaines conditions car celle-ci utilise des critères indépendants et transparents pour évaluer plusieurs aspects de la politique de chaque candidat à ses dons. Les pays qui ont accompli des progrès au regard de ces critères mais ne les remplissent pas entièrement, peuvent recevoir de l'aide dans le cadre du « programme seuil » de la MCC. Ils peuvent recevoir des dons moins importants qui visent à les aider à améliorer leurs résultats.

Le Burkina Faso a lui aussi signé un accord avec la MCC, totalisant 480,9 millions de dollars sur une période de cinq ans, pour réduire la pauvreté et susciter la croissance économique par le biais d'investissements stratégiques dans quatre projets. Ceux-ci visent à améliorer le régime foncier et la gestion des exploitations agricoles ; à élargir l'exploitation des terres arables et en augmenter la productivité dans les zones couvertes par ces projets ; à accroître l'accès aux marchés en réhabilitant l'infrastructure routière ; et à parvenir à un meilleur taux de scolarisation des filles durant la totalité de l'enseignement primaire.

Le président du Burkina Faso, M. Blaise Compaoré, qui participait également à ce forum, a déclaré : « Sans développement il ne saurait y avoir de paix ; il n'y aurait ni aide ni savoir-faire. Je suis ici pour remercier le président Obama, le peuple américain (...) et tous ceux qui à "uvrent sur le terrain. »

Le premier ministre de l'Albanie, M. Sali Berisha, s'est dit lui aussi reconnaissant à la MCC du don de 15,7 millions de dollars accordés à son pays il y a trois ans, dans le cadre de son programme seuil ; ce don « a vraiment changé mon pays », a-t-il souligné, et il a permis d'établir un climat plus favorable aux affaires.

Le projet albanien vise à améliorer ses réalisations au regard des critères de la MCC sur « la gouvernance juste » et « la liberté économique », à réduire la corruption en mettant en oeuvre des réformes dans l'administration des impôts, les achats gouvernementaux et l'inscription des entreprises.

Les objectifs du développement de la MCC sont de réduire la pauvreté et de susciter la croissance économique en aidant les pays auxquels elle octroie des dons de mettre en vigueur une politique économique saine.

Dans un entretien accordé à America.gov, le directeur général des affaires publiques à la MCC, M. Aaron Sherinian, a mis l'accent sur l'importance du forum du 22 septembre, disant « qu'il avait offert une occasion sans pareille d'échanges de points de vue entre les principaux acteurs de la société civile, de hauts responsables gouvernementaux et les bailleurs de fonds ». « Cette rencontre a prouvé que le dialogue honnête peut améliorer l'aide étrangère. Il en a découlé un grand nombre de bonnes idées sur les moyens de multiplier l'effet des fonds que nous octroyons, en invitant la participation des organisations non gouvernementales (ONG) et des diasporas, pour qu'ils soient encore plus bénéfiques aux populations pauvres du monde. »

M. Sherinian, qui a participé à cette rencontre, a précisé qu'il s'agissait d'un forum public ouvert. « Les Nations unies offrent l'une des meilleures occasions pour rassembler les gens qu'il faut pour discuter des moyens de lutter contre la pauvreté dans le monde. » « Il y avait une sorte d'énergie dans cette salle pleine à craquer parce qu'on sentait que les gens étaient conscients du fait qu'il fallait oeuvrer sans plus tarder pour réduire la pauvreté », a dit M. Sherinian.

Participaient également à ce forum les ministres des affaires étrangères du Cap-Vert et du Sénégal, respectivement MM. Jose Brito et Cheikh Tidjane Gadio, le ministre des mines et des affaires politiques de la Sierra Leone, M. Alpha Kanu, et le président de l'ONG Africare, Julius Coles.

La MCC aide actuellement quelque 38 pays dans le cadre de dons dont le total dépasse 7 milliards de dollars.


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