Le Potentiel (Kinshasa)

Guinée Equatoriale: Deuxième séminaire sur « la route de l'esclave » à Malabo

Kinshasa — «La route de l'esclave dans l'espace ibéro-africain et ibéro-américain. Gestion du patrimoine culturel et développement durable » est le thème retenu lors de ce colloque.

Ce séminaire a été l'occasion unique d'examiner diverses questions portantes, sur la gestion, la préservation, la promotion des vestiges physiques et intangibles évoquant l'histoire du trafic négrier en Afrique, dans les Amériques et dans les Caraïbes d'expression ibérique (portugaise et espagnole).

Durant les travaux de l'atelier, l'on a pu mentionner les interventions de Jordi Tresseras, de l'Université de Barcelone, axées sur la nécessite de promouvoir les excursions sur le «Captive Passage ».Egalement, celles sur les perspectives politiques de « l'Africania », de Nicolas Ngou Mve, directeur du centre d'études et de recherches Afro-Ibero -Américains de l'Université Omar Bongo de Libreville ainsi que celles de Carlos Carvalho, directeur de l'Institut du patrimoine culturel du Cap Vert, portées sur la récente classification de la « Cidade Velha »de l' île de Santiago, sur la liste mondiale du patrimoine culturel.

Quant à l'historien et critique d'art angolais Simao Souindoula, il a abordé l'état de mise en oeuvre et les perspectives de développement du projet « La route de l'esclave », dans les pays africains et américains de langue portugaise et espagnole.

Simao Souindoula a éclairci l'opinion lors de ses interventions sur la négoce des esclaves à partir de l'Afrique centrale, sur le trafic des esclaves vers le Golfe de Guinée, sur les îles São Tome et Príncipe , et Annobon, découvertes, en 1471 (Terres inhabitées, qui servira de première colonie dans la région, a abrité dès la fin du XVème siècle jusqu'en plein milieu du XXème siècle, de centaines de milliers de Cabindais, congos, ngolas, mundongos, matambas, imbangalas, cassanjes et benguelas).

Le spécialiste angolais, à cette occasion, a aussi plaidé sur l'utilité de sauver, le créole d'Annobon, aujourd'hui en voie de disparition, et dont la base lexicale est constituée par le portugais et le bloc des langues bantus occidentales telles que le kikongo, le kimbundu et l'umbundu (langues parlées en Angola).

Par ailleurs , le séminaire sur « la route de l'esclavage » a été parrainé par l'université de Barcelone, le réseau espagnol pour le patrimoine, le tourisme et du développement durable (Ibertur) sans en aucun cas, oublier, de citer l'organisation des Etats Ibéro Américains avec l'appui des gouvernements espagnol et équato-guinéen.

Ont pris part à cette réunion, une vingtaine de spécialistes originaires du Cap Vert, d'Espagne, du Gabon, de Sao Tomé et Principe et de la Guinée Equatoriale, le pays hôte. Ainsi, les participants ont pu examiner et proposer, les voies et moyens d'optimiser le tourisme de mémoire dans ces régions par le développement des alliances stratégiques entre les secteurs public et privé, avec la création de nouveaux services touristiques, le renforcement du rôle des industries culturelles et créatives, des nouvelles technologies de l'information et de la communication avec le montage d'expositions électroniques et la construction d' un portail, en version espagnole et portugaise.

Il faut noter que l'ensemble des recommandations qui ont été faites dans l'île, va intégrer un plan de travail pour le biennal 2010-2011. Cette rencontre tenue en approche mi-septembre, est un projet de l'UNESCO.

Source : Simao Souindoula, Jo'burg


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