Kinshasa — Sous la direction du président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, la séance plénière du mercredi 30 septembre 2009 n'a pas tenu ses promesses. Aucune matière prévue au projet d'ordre du jour n'a été examinée jusqu'au bout. Tous les critères n'étant pas réunis et, pour compléter d'autres informations utiles au Bureau, le président de la chambre basse du Parlement a suspendu la séance.
A l'ordre du jour de ce dernier mercredi du mois de septembre, figuraient, entre autres points, la validation des pouvoirs, le contrôle parlementaire, l'examen et l'adoption de la proposition de loi organique fixant les subdivisions territoriales à l'intérieur des provinces, l'examen et l'adoption de la proposition de loi organique portant organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de l'audio-visuel et de la communication (CSAC).
Après l'adoption de l'ordre du jour, les députés ont validés - à la suite des éléments du dossier fournis par la Commission PAJ - les pouvoirs de leur nouvelle collègue, Mme Beruzi Kavira, élu de Butembo, en remplacement du député Ferdinand Kambere Kalumbi, nommé ministre de l'Emploi, Travail et Prévoyance sociale.
La nouvelle élue n'était que 2ème suppléante. Elle occupe le siège vacant à l'hémicycle, le premier suppléant ayant choisi librement de garder son fauteuil de maire de la ville de Butembo.
QUID DE LA DEPRECIATION DU FRANC CONGOLAIS ?
La journée du mercredi étant essentiellement consacrée au contrôle parlementaire, la plénière devait examiner deux questions orales : la question orale, avec débat, adressée au ministre de l'Economie nationale et du Commerce au sujet de la non-application de la loi n°90-046 du 08 août 1990 par l'honorable Adèle Kayinda Mahina ; et celle, avec débat, adressée aux ministres des Finances, de l'Economie et du Commerce et au gouverneur de la Banque centrale par l'honorable Kanku Bukasa au sujet de la dépréciation du franc congolais.
La plénière a renvoyé à plus tard l'examen de ces deux questions orales, exigeant que tous les ministres concernés répondent « physiquement » devant les élus du peuple. En effet, ni le ministre des Finances Athanase Matenda , ni celui de l'Economie André-Philippe Futa, ni même le gouverneur de la Banque centrale Jean-Claude Masangu, n'ont été aperçus dans la salle des Congrès au Palais du peuple. « Les vice-ministres n'ont pas la signature pour venir répondre à une question orale », se sont indignés les députés.
Pour combler le vide, le Bureau voulait proposer d'autres matières, mais la motion incidentielle du député Bongo a obligé le président de suspendre la séance plénière pour « des informations utiles » destinées au Bureau. C'est ce qui fut fait.

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