Le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), et la Direction générale des médicaments pharmaceutiques et de laboratoire (DGPML) ont organisé une rencontre de concertation avec les acteurs du secteur privé, le mercredi 30 septembre 2009, à Ouagadougou.
C'est pour améliorer la participation du secteur privé à la distribution des intrants de lutte contre le paludisme notamment les combinaisons thérapeutiques à base d'artemisine (ACT), les tests de diagnostic rapide (TDR) que le Programme national de lutte contre le paludisme et la Direction générale des médicaments pharmaceutiques et de laboratoire ont initié un cadre de la concertation avec les acteurs du secteur privé.
"L'implication du secteur privé est tout a fait évident parce qu'il est impossible de réussir une politique de traitement du paludisme adapté sans le secteur le privé, puisqu'à côté du secteur public tout le monde s'approvisionne auprès des pharmacies d'officines, des grossistes pharmaceutiques ; donc il est important qu'ils soient impliqués dans la mise en oeuvre de la stratégie de lutte pour ne pas distribuer des médicaments qui ne sont pas recommandés", a indiqué Dr Rasmané Siemdé, directeur de la réglementation pharmaceutique du ministère de la Santé.
Cette rencontre de concertation avec les acteurs du secteur privé a pour objectif général de contribuer à rendre les ACT disponibles à moindre coût pour toute la population. Docteur Laurent Moyenga, coordonateur du Programme national de lutte conte le paludisme a rappelé que depuis 2005 le Burkina Faso a changé de politique de traitement du paludisme suite aux résistances du parasite vis-à-vis de médicament tel que la chloroquine. "Le paludisme est la cause d'hospitalisations et de consultations dans les centres de santé.
C'est ainsi que les combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine (ACT) notamment l'artésunate-amodiaquine et l'arténether luméfantrine ont été retenues comme médicament de première ligne pour le traitement du paludisme simple", a-t-il souligné. La rencontre secteur privé avec PNLP et la DGPML a permis de présenter les stratégies de lutte contre le paludisme au Burkina Faso, la subvention des ACT, les circuits d'approvisionnement des ACT public et privé. Egalement ces échanges ont porté sur la participation du secteur privé dans la distribution des ACT et la participation du secteur privé dans la notification des effets indésirables des ACT.
"La concertation entre secteur privé et le Programme national de lutte contre le paludisme est très importante en ce sens que le secteur privé joue le rôle de conseiller est acteur de première ligne en matière de la santé de la population", a conclu le président de l'Ordre des pharmaciens Dr Jean Laopan Paré.

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