La Cour constitutionnelle du Gabon vient de sortir du chapeau, une disposition légale qui astreint les requérants à la présidentielle du 30 août, à être entendu dans un procès, avant la proclamation définitive des résultats.
Chaque fois, c'est un nouvel étonnement. Marie-Madeleine Mborantsuo, présidente de la Cour constitutionnelle du Gabon vient d'annoncer qu'on ne connaîtra pas le nom du vainqueur de la présidentielle du 30 août au Gabon avant une dizaine de jours. Il y a quelques jours, cette magistrate hors hiérarchie, mère de deux enfants de feu El Hadj Omar Bongo Ondimba, avait crée la surprise, en opposant un refus ferme aux candidats de l'opposition d'avoir accès à la salle de comptage. Elle vient Cette fois-ci, d'exhumer des tiroirs du droit une disposition légale qui fait obligation aux requérants à la présidentielle du 30 août, d'être entendus dans un procès, avant la proclamation définitive des résultats.
Les choses ne semblent pas si simples que ça. Après avoir terminé samedi le nouveau décompte des suffrages et l'audition des requérants demandant l'annulation du scrutin, les magistrats doivent maintenant rédiger leur rapport. Ensuite la Cour constitutionnelle se réunira lors d'une audience publique au cours de laquelle les requérants seront également entendus comme dans un procès. Ce n'est qu'à l'issue de ces débats que la Cour pourra enfin se prononcer et désigner le vainqueur de l'élection présidentielle du 30 août dernier. Ouf!
«Nous sommes tenus par les délais constitutionnels. Nous avons au maximum un mois à partir du quinzième jour qui suit la proclamation des résultats. Nous pensons que ce sera au plus tard dans une dizaine de jours» déclare ainsi la présidente de la Cour constitutionnelle du Gabon. Près de 5 semaines après l'élection présidentielle au Gabon, le chapitre de l'élection présidentielle au Gabon ne semble donc pas prêt de se clore.
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