Kinshasa — La Société civile veut jouer son rôle de contrepoids dans le Comité national
Avec l'appui de la Coopération allemande (GTZ), le Réseau ressource naturelle (RRN) et la Coalition Publiez ce que vous payez (PCQVP) ont organisé, le samedi 3 octobre 2009, au Centre d'accueil protestant, un atelier de renforcement des capacités des acteurs de la Société civile environnementale en rapport avec la réunion, ce mardi 6 octobre, du Comité exécuitf de l'Initiative pour la transparences dans la gestion des industries extractives (ITIE) en RD Congo.
C'était une journée de réflexion sur le rôle que doit jouer la Société civile au sein du comité exécutif de l'ITIE. Ce rôle s'articule autour de quatre critères, à savoir l'adoption, la préparation, la divulgation et la dissémination. Selon Joseph Bobia, coordonnateur du RRN, cette journée a un triple objectif. Elle est organisée juste pour faire une mise à niveau pour ceux qui sont désignés pour représenter la Société civile au sein du Comité exécutif. Il fallait également déterminer le rôle que va jouer les délégués de la Société civile à la première réunion qui se tiendra ce mardi 6 octobre 2010. C'était, enfin, une journée de renforcement des capacités pour qu'au moment de la restitution, ils (délégués) reviennent avec des données fiables.
URGENCE POUR UN COORDONNATEUR
Au cours de la réunion, les participants se sont rendus compte qu'il encore énormément des choses à réaliser par rapport au décret n°05/160 du 18 novembre 2005 portant création, organisation et fonctionnement du Comité national de l'ITIE, modifié et complété par l'ordonnance présidentielle 07/065 du 3 septembre 2007 conférant au Comité national un mandat ambitieux dont les activités principales sont : collecter les statistiques sur la production, la commercialisation et les paiements faits à l'Etat par les industries extractives ; faire auditer les comptes des industries extractives de l'Etat puis rapprocher les données ; divulguer et diffuser les paiements et les recettes ; rendre public tous les contrats, dénoncer les contrats léonins et en révéler le manque à gagner. Dans la pratique, la RD Congo est en retard. Il ne reste que 6 mois avant la date ultime de validation, le 10 mars 2010. La RDC devra donc, avec le soutien actif des partenaires, procéder à la mise en oeuvre de l'initiative selon un échéancier lui permettant d'accéder au statut de « pays conforme » avant le 9 mars 2010.
« La Société civile veut faire pression au gouvernement pour qu'il désigne le plus tôt un coordonnateur national », a indiqué Joseph Bobia, coordonnateur de RRN. « Il est urgent que le chef de l'Etat désigne un coordonnateur étant donné que la validation du mandat de la RDC en mars prochain en dépend », a-t-il précisé.

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