Raïssa W., 20 ans, a été débarrassée de force de son foetus la semaine dernière par sa mère.
Cette dernière lui reprochait d'avoir conçu alors qu'elle la prédestinait pour le fils d'un ami de la famille, vivant aux Etats-Unis. Le projet de cet infanticide a germé depuis le mois de juillet dernier. L'ami du père de Raïssa souffle alors à la mère son désir d'unir leurs deux familles. Mais contre toute attente, Raïssa décline l'offre de sa mère. En fait, elle est déjà enceinte de son petit ami Samuel, qu'elle dit aimer. Lorsque sa mère l'apprend, c'est la rupture. Sa mère lui promet même la mort de son foetus. Les deux femmes ne s'adresseront plus la parole, et Raïssa sera sevrée de nourriture.
Le dimanche 27 septembre dernier, la mère brise le silence, trois mois après, et demande à sa fille de l'accompagner au marché. Seulement, ce qui ressemblait à une trêve pour Raïssa prend les allures d'un piège en cours de route. Car la mère recrute deux amies avec qui elle conduit la jeune fille chez une autre dame derrière le supermarché Sorepco au quartier Mokolo. Là, elles immobilisent leur victime, lui font d'abord une injection, avant de lui introduire une sonde par le vagin. Puis, elle reçoit des comprimés et l'ordre d'aller se reposer à la maison.
Il s'ensuivra une semaine de malaise au cours de laquelle elle perdra du sang et de la glaire cervicale. Internée à la clinique Espoir de Manguiers, elle en est sortie samedi dernier. Son petit ami, Samuel, a voulu porter plainte, mais s'en est finalement abstenu. Quant à Raïssa W., encore affligée, s'est enfuie de la maison et vit désormais chez son copain.

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