Dimanche, le Bénin reçoit le Ghana, leader invaincu du groupe D, en éliminatoires CAN-Mondial 2010. Avant cette rencontre capitale, Djima Koukou d'Evian Thonon Gaill ard, formé aux Tonnerres de Bohicon, passé par le Soleil FC a livré ses impressions à nos confrères de FootSud.
Djiman, vous affrontez dimanche le Ghana, déjà qualifié pour la Coupe du monde. Vous attendez vous à un relâchement de leur part ?
Absolument pas. Le Ghana, c'est un gros morceau, avec de vrais compétiteurs. Ils ont l'intention de marquer l'histoire en alignant six victoires consécutives dans ces qualifications, donc on ne s'attend à aucun cadeau de leur part. Pour nous, ce match sera une finale !
Vous bénéficiez de la confiance du sélectionneur des Ecureuils, Michel Dussuyer. Quels sont vos rapports avec lui ?
C'est une personne qui a beaucoup apporté à notre sélection. Sa tâche n'est pas facile cette saison, car beaucoup de nos joueurs ont des difficultés dans leurs clubs... Ce n'est pas votre cas, puisque vous êtes titulaire à l'Evian Thonon Gaillard FC, qui caracole en tête du Championnat de National (3ème division française, ndlr)... C'est ma première saison dans un Championnat de haut niveau. Cela ne se passe pas mal pour moi. Je suis arrivé dans ce club en même temps que Patrick Aussems, qui était le Directeur technique national du Bénin et qui est devenu cet été l'entraîneur-adjoint de l'ETGFC.
Pourquoi avoir choisi de débuter votre carrière européenne dans ce club, alors que vous aviez été testé par des clubs de divisions supérieures ?
C'est vrai que j'avais fait un essai à Nice, en janvier 2009. Mais cela avait tourné court à cause d'un problème administratif. J'ai aussi été testé par le Havre, ce n'était pas concluant. Enfin, Boulogne-sur-Mer me voulait, mais là encore des soucis administratifs sont survenus. Mais je crois que j'ai fait le bon choix en signant à l'Evian Thonon Gaillard FC. Lors de notre dernier rassemblement, j'en ai parlé avec Stéphane Sessègnon : il m'a dit que j'avais raison de ne pas commencer trop haut, car cela m'éviterait de me « griller » et de risquer d'être livré à moi-même. Lui-même avait fait pareil en débutant à Créteil, en Ligue 2.
Vous allez d'ailleurs récupérer Stéphane Sessègnon, qui avait manqué le précédent match pour cause de suspension. C'est un gros plus pour le Bénin...
Stéphane est vraiment un grand joueur. Il est capable de gagner un match à lui tout seul. Nous sommes très fiers qu'il fasse partie de l'équipe nationale. On aura besoin de lui contre le Ghana ! Sur le terrain, comme dans la vie quotidienne avec le groupe. Il donne beaucoup de conseils aux jeunes comme moi.
Vous avez encore une importante marge de progression. Quels aspects de votre jeu estimez-vous devoir améliorer en priorité ?
J'ai la chance d'avoir déjà une bonne présence athlétique. Je dois travailler pour améliorer ma vision du jeu et mes transmissions de balle, gagner en anticipation et en vitesse d'exécution.
Quand vous étiez encore au Bénin, quel joueur professionnel était votre modèle ?
Yaya Touré. Peut-être parce que je suis grand et que je joue au même poste que lui. J'adore ce joueur car il joue toujours le plus simplement possible. Récupération, transmission, repositionnement : il maîtrise ces trois paramètres à merveille. Pour moi qui ne suis pas très fort techniquement, il est indispensable de jouer simple. C'est pour ça que j'admire Yaya Touré.
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