Kinshasa — L'Organisation internationale de la francophonie (OIF) devrait définir autrement sa politique de renforcement de la langue française en République démocratique du Congo. Il s'agit de promouvoir la langue française à côté d'autres langues étrangères, de plus en plus adoptées pour de raison économique en RDC.
Il est superfétatoire de rappeler que la RDC est l'un des grands pays francophones au monde. A ce titre, elle mérite l'attention particulière de l'Organisation internationale de la francophonie(OIF). Langue officielle, le français est en train de subir l'influence sinon la concurrence d'autres langues étrangères. Cette coexistence tend à démystifier la langue de Voltaire en tant que signe de réussite sociale, d'ascendance intellectuelle et autre.
Pour que le français survive encore longtemps et surtout garde sa place de choix dans cet immense territoire dont six voisins sur neuf ne sont pas francophones du tout, l'OIF devrait s'impliquer. Son implication concerne particulièrement le secteur de l'éducation, mais également les structures locales qui défendent la langue française. Le renforcement du français en faisant découvrir sa richesse pourrait se faire aussi au travers des activités dans des provinces jusque là défavorisées au profit de la capitale. Ceci pour dire que rien n'est encore perdu et que beaucoup d'opportunités peuvent être exploitées pour promouvoir la langue française en RDC et assurer son rayonnement sur l'ensemble du territoire national.
Le grand atout demeure sans nul doute sa position non encore changée de langue officielle en RDC, utilisée dans le parler et l'écrit dans l'administration et l'enseignement. Aussi l'OIF a-t-elle tout intérêt à s'impliquer dans l'enseignement en RDC.
De quelle manière ? Plusieurs pistes s'offrent à elle. Elle peut aider les écoles ou les universités à mettre en place des bibliothèques. Car beaucoup de manuels scolaires (dictionnaire, encyclopédies et tant d'autres) et universitaire qu'on utilise dans certains coins de la république date des années 80. Or, la langue française évolue des jours au jour. L'OIF peut relancer la parution et la distribution des revues culturelles, notamment Calao et Kouakou, qui ont, jadis, fait leurs preuves dans les échanges entre jeunes du monde. Cela par l'entremise d'un lobby commun à tous, à savoir le goût de la lecture. Une habitude qui tend à disparaître suite aux contingences de toutes sortes vécues par le pays.
Les bibliothèques scolaires dont question ici ne sont pas à confondre avec des collections des livres (Une collection n'est pas gérée par un bibliothécaire, elle est gérée par n'importe quelle personne se sentant capable de conserver les documents. Le danger dans cette gestion et conservation des livres est que les livres ne sont pas connus du public, car aucune animation de fonds documentaire n'est prévue). Ce qui est vrai c'est que, dans la plupart des écoles il se constate un manque criant de spécialiste pour faire l'animation du fonds documentaire.
Une bibliothèque scolaire ou universitaire en RDC devrait être une bibliothèque d'animation. L'animateur ou le bibliothécaire serait chargé de préparer des résumés de livres et de les présenter aux élèves afin de susciter le goût de la lecture.
Ces bibliothèques pourraient organiser aussi des concours de lecture et de présentation des livres afin de stimuler ce goût de la lecture perdu, d'une part, et d'autre part, renforcer l'expression française chez les jeunes. Les gagnants de tels concours devraient être primés par l'OIF. Il faut souligner que dans le cadre de la mise en place des bibliothèques scolaires et universitaires, l'OIF devrait travailler avec des experts en la matière. Il s'agit de donner une nouvelle chance à la jeunesse congolaise pour réparer son écriture et améliorer son expression. Elle le fait déjà en soutenant la presse locale. Il sied de souligner qu'actuellement, tout le monde tourne son regard vers l'Asie, plus précisément à la Chine et à l'Inde pour les affaires. Beaucoup de langues internationales pourraient, soit disparaître soit devenir des langues mortes à l'instar du latin.
Raison pour laquelle l'ancien président américain George Walter Bush pendant son dernier mandat demandait aux Américains d'apprendre d'autres langues, notamment celles d'Asie. Ce discours a été tenu en vue de préparer les Américains à l'évolution du monde.
Cette évolution du monde ne se limite pas seulement aux pays développés mais touche aussi les pays pauvres d'Afrique. Aujourd'hui, la population congolaise de la République démocratique du Congo est entre deux choix, continuer de parler la langue française parce qu'elle une langue officielle et de l'enseignement, ou apprendre d'autres langues, notamment, l'anglais pour les affaires, les langues asiatiques, plus précisément la langue chinoise et la langue hindi (Inde).
Dans tous les cas de figure, la langue d'affaires a la chance de l'emporter sur d'autres. L'installation de l'anglais pourrait se confirmer avec les échanges économiques que les pays de la SADC viennent de signer avec la RDC.
Ces échanges vont de plus en plus favoriser la pénétration de la langue anglaise en RDC. Ils ne s'arrêteront pas qu'aux échanges économiques mais aussi à l'échange culturel entre les pays de la SADC. D'autant que les pays anglophones donnent l'impression de se développer plus rapidement que les pays francophones. Mais le français est une véritable richesse culturelle. Voilà qui explique cette tendance de la Francophonie à encourager les langues nationales pour rapprocher les différents peuples.

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Voila qui j'ai proposé - aussi de nos jours sans aucune réponse malheureusement- "pour que le français survive encore longtemps...". Pouvez vous faire quelque chose? L' OIF peut nous aider? Nous sommes toujours disponibles. Pouvez vous transmettre notre projet à l'OIF? (Je vous autorise à le transmettre ma email) Merci en avance. AL VER
Bologna, 4 Giugno 2008
Ambassade de France en Italie Bureau de Coopération Linguistique et Artistique Via di Montoro, 4 00186 ROMA blrome@france-italia.it
Nicole SEURAT Delegazione culturale francese Via de Marchi, 4 40123 BOLOGNA nicole.seurat@mfbologne.fastwebnet.it
La scrivente Associazione onlus ha in corso dei progetti di aiuto e sviluppo nellest della Repubblica Democratica del Congo, con epicentro a Bukavu e iniziative anche a Uvira, Goma, Isiro, Ibambi. Uno dei progetti riguarda il sostegno a distanza degli alunni di alcune scuole primarie e secondarie, a cui garantiamo la copertura delle rette scolastiche, e diamo assistenza alle famiglie più svantaggiate che sono visitate periodicamente e aiutate nel limite del possibile, tramite un gruppo di giovani di Bukavu, nostra controparte locale. Le rette scolastiche consentono di dare un minimo di retribuzione agli insegnanti, indispensabile affinché le scuole rimangano aperte, in attesa che il Governo provveda a pagare gli stipendi; ma altro problema per noi insolubile è la fornitura di materiale didattico, che spesso neppure gli insegnanti possiedono e che nessuna famiglia degli alunni ha la possibilità economica di comperare. In una nazione di tradizione francofona, come la Repubblica Democratica del Congo, poter disporre di testi in lingua francese, anche se non recentissimi, consentirebbe di seguire un corso di studi su testi qualificati e validi, nonché di diffondere e rafforzare la conoscenza della lingua e della cultura francese. Ora, supponendo che le case editrici francesi operino come quelle italiane, che ogni anno rinnovano i testi scolastici e mandano al macero quelli invenduti dellanno precedente, si potrebbe intervenire presso le stesse affinché donino i libri scolastici invenduti alle scuole dei Paesi meno fortunati, di tradizione francofona. Questo intervento, se fatto da noi, difficilmente verrebbe preso in considerazione; ben altro peso avrebbe se fosse fatto da Voi, a livello istituzionale. Per le case editrici vi sarebbe un positivo ritorno di immagine e la possibilità di farsi pubblicità in Paesi che, in futuro, migliorate le situazioni economiche, potrebbero passare dal dono allacquisto. Voi adempiereste la Vostra missione di diffusione della lingua e cultura francese. Da parte nostra, ci impegniamo a coinvolgere il nostro gruppo di amici già attivo a Bukavu, Uvira e Goma, ampliandolo se necessario ed estendendo larea di intervento, nellopera di capillare distribuzione del materiale didattico. A loro, inoltre, sarà necessario fornire un fondo spese e un mezzo di trasporto per gli spostamenti che, munito di opportuna scritta Dono di diventerebbe, per Voi e/o per qualunque editrice vorrà provvedere a donarlo, un ottimo veicolo pubblicitario, in costante movimento nellest del Congo. Sperando che questa pazza idea incontri il Vostro interesse e possa realizzarsi, rimaniamo a completa disposizione per qualsiasi ulteriore chiarimento fosse necessario. Fiduciosi di leggere un Vostro positivo riscontro, porgiamo cordiali saluti,
Il Presidente
Giovanni Bersani
P.S. In Agosto una delegazione di Pace Adesso onlus si recherà a Bukavu