Les acteurs du théâtre ont répondu au rendez-vous de Libreville
La sixième édition du Festival International de Théâtre du Gabon (FITEGHA), qui se déroule au Centre Culturel Français (CCF) de Libreville, du 5 au 10 du mois en cours, a été lancée officiellement mardi, à l'esplanade du ministère de la Culture, des Arts, de l'Education Populaire et de la Refondation, par le Secrétaire général dudit département ministériel, Alexandre Tapoyo, représentant le ministre de tutelle empêché.
Pour cette sixième édition, dix troupes théâtrales représentant huit pays d'Afrique Centrale et francophones participent à ce festival qui a pour thème central «L'apport de la femme dans le développement du théâtre en Afrique». La cérémonie d'ouverture a été l'occasion pour le Directeur du Festival, Jean Fidèle Nziengui Nzamba, de stigmatiser le peu d'attention accorder au théâtre, d'attirer l'attention du gouvernement et des acteurs du théâtre sur l'intérêt que revêt cet art pour le rayonnement de la culture africaine. « La création théâtrale gabonaise se trouve présentement à un tournant très sensible de son épanouissement.
Elle se situe à un niveau où elle devrait sortir définitivement d'une sorte de léthargie qui était la sienne à une époque très récente pour désormais se présenter comme un produit artistique dynamique, soigneusement réalisé», a déclaré, Jean Fidèle Nziengui Nzamba. Le Directeur du Fitegha estime que « l'amélioration du théâtre gabonais passe nécessairement par une meilleure prise en compte de l'artiste comédien et de son environnement», même si, a -t-il reconnu, « l'Afrique en général et le Gabon en particulier souffrent de l'absence d'un cadre de cycle complet et permanent pour de la création artistique ».
Au-delà des moyens limités, le comité d'organisation a fait la «compétence et la motivation» son leitmotiv pour hisser positivement le flambeau du théâtre local sur l'échiquier continental et international. Aux noms de tous les festivaliers, Angèle Solange Bonono (Ecrivaine et dramaturge camerounaise), a remercié le gouvernement gabonais et l'Atg (Atelier de théâtre gabonais) pour leurs efforts dans l'organisation. L'oratrice a ensuite adressé une supplique aux pouvoirs publics des différents pays africains, aux mécènes et à toutes les bonnes volontés, quant à la construction d'un Institut de théâtre pour freiner la fuite des cerveaux.
De son côté, le Secrétaire général du ministère de la Culture, Alexandre Tapoyo, a indiqué que : « le Fetigha est pour notre pays, non seulement un outil d'intégration régionale et sous régionale, mais aussi une tribune d'expression pour les hommes du monde des arts, du spectacle et de la culture».
Pour cette sixième édition, le Fetigha bénéficie de l'appui technique et institutionnel de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et de la Fédération Gabonaise de Théâtre (Fegath), entre autres.
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