Stephane Etinga
8 Octobre 2009
Kinshasa — Un groupe de réfugiés congolais résidant au Burundi demandent à être rapatriés dans leur pays. Ils ont fait part de ce désir de rentrer aux autorités de la province et au Bureau du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Sud-Kivu. Mais du côté du HCR, on annonce que ce rapatriement doit être planifié, et doit se faire d'une façon organisée, après une concertation entre les deux pays, à savoir la RDCongo et le Burundi dans une rencontre tripartite.
Une délégation conduite par le vice-gouverneur de la province du Sud-Kivu s'est rendue, le mardi 6 octobre 2009, au Burundi. Les réfugiés congolais, rapporte radiookapi, sont estimés à environ 2 300. Ils vivent dans le camp de Gihinga, dans la province de Mwaro au centre du Burundi. Ils ont manifesté le désir de rentrer au pays au HCR et aux autorités burundaises. Ces Congolais dont la grande majorité proviennent du territoire d'Uvira dans la province du Sud-Kivu se sont réfugiés au Burundi, il y a de cela plus de quatre ans.
L'une des raisons de quitter coûte que coûte le Burundi et de rentrer au pays, c'est la fermeture de leur camp de Gihinga et aussi leur transfert dans le nouveau camp de réfugiés de Bwagiriza au Nord-est du Burundi.
Le HCR et le gouvernement burundais ont annoncé la fermeture du camp de Gihinga à la fin du mois de septembre. Les deux parties ont appelé les habitants de ce camp à accepter d'être transférés à Bwagiriza, dans la province de Ruyigi. Un agent du HCR a précisé qu'une fois le camp de Gihinga fermé, les réfugiés ne pourront recevoir de l'aide qu'à Bwigiriza.
Environ 140 personnes ont déjà pris la décision de s'y installer, mais 2.300 refusent de s'y rendre. Ces réfugiés ont expliqué qu'ils se sentiraient en insécurité à Bwagiriza. Mais ils craignent aussi, en se déplaçant, d'être victimes des violences qui pourraient résulter des élections prévues pour 2010 au Burundi.
Au vu de ce refus, le HCR Burundi reconnaît qu'il ne pourra pas transférer de force les réfugiés. Ils ont le droit de refuser de repartir. Cette situation implique une autre solution, a poursuivi cet agent du HCR bureau de Burundi.
Entre-temps, le HCR/ RDC a déclaré que les conditions de sécurité pour le retour de ces réfugiés ne seraient pas encore réunies, à cause des opérations militaires en cours dans la province du Sud-Kivu. Et que ni le gouvernement, ni l'UNHCR, ne seront en mesure d'assurer leur sécurité.
Une délégation du gouvernement provincial avec à sa tête le vice-gouverneur Jean Claude Kibala s'est rendue depuis lundi au Burundi pour examiner cette situation. L'UNHCR déconseille aux réfugiés congolais le retour dans leur pays dans les conditions de sécurité actuelles.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2009 Le Potentiel. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.