Sidwaya (Ouagadougou)

Burkina Faso: Institut des sciences et techniques de l'information et de la communication

Une relecture des programmes pour donner plus de visibilité à l'établissement

L'Institut des sciences et techniques de l'information et de la communication (ISTIC), a procédé lundi 12 octobre 2009, à sa rentrée académique 2009-2010 au sein dudit établissement à Ouagadougou. Etudiants et enseignants ont repris le chemin des classes après trois mois de repos.

Le directeur de l'ISTIC, François Vokouma, compte sur les étudiants et les enseignants pour donnerà l'école une bonne image nationale et internationale.

Dans la salle de programme Ire, 2e année, c'est déjà les prises de contact avec les enseignants.

A 9 heures, la cour de l'Institut des sciences et techniques de l'information et de la communication (ISTIC) grouillait de monde en ce lundi 12 octobre 2009, jour de la rentrée académique. L'école, calme pendant les vacances, a commencé à retrouver son ambiance. Etudiants, nouveaux comme anciens, enseignants et personnel de l'administration étaient présents sur les lieux. Même le parkeur de l'établissement n'a pas manqué à l'appel. Pour les nouveaux élèves, c'est la joie d'avoir réussi à un concours et d'échapper au chômage. C'est le cas de Aïcha Barro, qui a réussi au concours de conseiller en science et techniques de l'information et de la communication. "Je suis très heureuse d'être à l'ISTIC ce matin pour la rentrée. C'est une grande joie et un honneur pour moi d'être admise au concours de journalisme", confie Mlle Barro toute souriante. Du côté des anciens étudiants, les angoisses semblent se lire déjà sur les visages. Après trois mois de repos, c'est la reprise des cours avec son quotidien de difficultés auxquelles s'ajoutent de nouvelles préoccupations. Jérôme Tiendrébéogo, étudiant en niveau III, 2e année se dit particulièrement indigné face à un réaménagement de leur programme. "Normalement, une rentrée des classes doit être un jour de joie. Mais nous, étudiants professionnels de 2e année, nous sommes désagréablement surpris d'un réaménageaient intervenu dans notre programme. Ce réaménageaient voudrait que les professionnels qui ont fait la 1ère année avec les recrutés directs niveau licence l'année passée, reprennent les mêmes cours avec les directs de cette année", a déploré M. Tiendrébéogo.

L'administration de l'ISTIC s'affaire à tout mettre en Å"uvre pour une reprise normale des cours : réaménagement des salles de classe, révision des effectifs, confection des emplois de temps.

"Nous comptons renforcer le matériel didactique pour que les étudiants puissent avoir accès à l'Internet, à la documentation et à des salles de classe dans un cadre aéré en vue de leur permettre d'étudier dans les bonnes conditions", a laissé entendre le directeur de l'ISTIC, François Vokouma.

Cet établissement entend faire reconnaître ses diplômes au CAMES. C'est pourquoi des réformes profondes doivent être entreprises dans les programmes d'enseignement, a en croire M. Vokouma. "Nous avons eu une rencontre la semaine passée avec tous les enseignants permanents et vacataires. Chaque enseignant doit déposer auprès de la direction un syllabus avec le contenu et les objectifs de son cours ainsi que la démarche pédagogique", a poursuivi le directeur François Vokouma.

Selon le responsable pédagogique de l'Institut, Lézin Didier Zongo, cette relecture du contenu des enseignements répond à un besoin lié à l'évolution de l'école. "L'Institut qui s'appelait Centre de formation professionnelle de l'information (CFPI) formait des agents d'exploitation et d'exécution. Maintenant l'ISTIC forme des cadres moyens et des agents de conception", a souligné M. Zongo.

Les innovations concernent entre autres l'introduction de nouvelles matières et du système modulaire ainsi que le regroupement de plusieurs matières qui étaient enseignées de manière disparate. "Il ne s'agit pas d'un chamboulement du jour au lendemain, mais d'une introduction progressive de ces innovations. J'ai produit un rapport qui doit faire l'objet d'un atelier de validation avant les changements entrepris", a poursuivi Lezin Didier Zongo.

Il a conclu que ces innovations ne concernent pas d'abord les 2e années mais seront introduites à partir de la 1ère année.

En attendant que tout soit prêt pour la reprise des cours, seules quelques classes ont pris contact avec certains professeurs.

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