Le Potentiel (Kinshasa)

Niger:Dérive dictatoriale - Des législatives controversées à l'absence de l'opposition

Pierre Emangongo

21 Octobre 2009


Kinshasa — Le président nigérien Mamadou Tandja a, en dépit des appels des organisations internationales, organisé hier mardi 20 octobre des élections législatives controversées à l'absence de principaux partis d'opposition. Une façon pour lui de défier la Communauté internationale.

Malgré des appels de la communauté internationale à reporter les élections législatives boycottées par l'opposition, le président nigérien a maintenu le scrutin entraînant la suspension du Niger de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest.

Les législatives ont, selon l'AFP, débuté hier mardi 20 octobre à 07H45 locales (06H45 GMT), en dépit des appels de l'Union africaine (UA), de la Cédéao et de l'Union européenne (UE) à les reporter pour renouer le dialogue politique entre le président Mamadou Tandja et l'opposition qui depuis des mois dénonce un «coup d'état» constitutionnel du chef de l'Etat.

A noter qu'il y avait bien quelques candidats indépendants, mais la vingtaine de formations en lice étaient pour la plupart proches du régime.

Selon plusieurs observateurs et des médias indépendants nigériens, la participation semblait assez faible en milieu de journée, notamment à Niamey, comme l'a constaté l'AFP.

A Agadez (nord), où les rebelles touareg ont récemment déposé les armes, la radio a fait état de l'absence des délégués de certains partis politiques.

DEFI

Des radios privées évoquaient une participation timide dans les villes de Maradi et Zinder (est), Dosso (sud-ouest), Tahua (ouest) et Tillaberi (su-ouest).

La radio d'Etat a assuré que les opérations se déroulaient «dans le calme» et exhorté les électeurs à voter en masse.

La CEDEAO suspend le Niger

L'ancien colonel Tandja a voté tôt à Niamey, souhaitant «des élections équitables et transparentes» et paraît déterminé à aller jusqu'au bout malgré les pressions.

La Cédéao n'avait pas encore diffusé à la mi-journée de communiqué officiel mais, interrogé par l'AFP sur une suspension effective du Niger à partir de mardi, le président de la commission de l'organisation régionale, Mohamed ibn Chambas, a répondu par sms: «Tout à fait.

En plus de la suspension, la Cédéao devra envisager d'autres mesures coercitives contre le régime en place à Niamey au motif que le président Tandja vient de défier la communauté internationale et devient, pour les uns, une menace à la démocratie ouest africaine.

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AllAfrica - All the Time
Author: AD
Tue Oct 27 23:03:50 2009

Les nigeriens connaissent mieux que quiconque le remede a leur probleme agueris par l echec des 20 ans d experience democratique ils ont epouse dans leur ecrasante majorite le projet de Tanja : celui de mener le pays vers une democratie adaptee au pays

Author: AD
Tue Oct 27 22:25:50 2009

le grand peche a cause duquel on s acharne sur le Niger ne se resume t il pas sur le fait que ce paisible pays d afrique a enfin ete gratifie d un president patriote et bienvaillant resolument engage dans le redressement du pays sur tous les domaines?

Author: AD
Tue Oct 27 23:15:09 2009

Est il humain de sanctioner un pays souverain pour la simple raison qu il a choisi le remede adapte a ses problemes?Avons nous oublie l exhortation du digne et claivoyant fils d afrique Obama: chaque pays doit faire la democratie selon son contexte propre?


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