L'Express de Madagascar (Antananarivo)
Lantoniaina Razafindramiadana
21 Octobre 2009
interview
Le vice-président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) évoque la situation actuelle dans ce secteur.
Comment se portent les entreprises franches en cette période de crise ?
Cette année, les exportations issues des entreprises franches ont accusé une baisse de 15% par rapport à celles de 2008, sur une même période. Cette baisse tient compte de la crise financière internationale et de la crise politique nationale. Les impacts restent cependant minimes, contrairement à 2002. Les productions étaient alors suspendues, et les emplois supprimés. Cette année, c'était plutôt stable, il n'y a pas eu de perte d'emplois.
Qu'est-ce qui explique donc les chômages techniques et les fermetures d'entreprises ?
À un certain moment, les incertitudes ont plané du côté des donneurs d 'ordre. C'est ce qui explique les chômages techniques. Maintenant les commandes américaines sont en train de reprendre. En ce qui concerne la fermeture des entreprises, pour le GEFP deux sont effectivement fermées. Mais la raison n'a rien à voir avec la crise locale. Elle peut être d'ordre personnel ou à cause de la crise financière.
Quelles perspectives envisagez-vous pour le secteur ?
La menace de suspension de l'Africa growth Opportunity Act (AGOA) constitue toujours pour le moment une épée de Damoclès. Ce n'est pas encore résolu. Mais, nous avons grand espoir quant à son maintien. La présence des ambassadeurs des États-unis, de la France et de l'Afrique de Sud à l'aéroport lors de l'arrivée du nouveau premier ministre est un signal fort. Nous ne sommes pas très loin de la reconnaissance internationale de la Transition, laquelle va organiser les élections présidentielles et rétablir l'État de droit. Des actions de lobbying ont été menées afin de persuader le chef de l'état américain de ne pas supprimer l'AGOA.
Des mauvais traitements ont été dénoncés dans certaines entreprises. Quelles sont les mesures prises par le groupement ?
Nous en avons entendu parler. Mais le groupement ne joue pas le rôle de gendarme. C'est la responsabilité du ministère de la Fonction publique de veiller sur la conformité des conditions de travail à la législation. Néanmoins pour les entreprises membres du GEFP, nous les rappelons à l'ordre. Si des mesures ne sont pas prises par les concernées, elles peuvent être expulsées du groupement.
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