Le Pays (Ouagadougou)
Ladji Bama
20 Octobre 2009
Dans le cadre de sa lutte contre le paludisme, l'Association REVS+ vient de bénéficier, de la part du PARTEC, un partenaire allemand, d'un Cyscope malaria. Cet appareil qui permet de faire le diagnostic rapide du palu, a été remis à la présidente de l'association le mardi 20 octobre 2009 à Bobo Dioulasso, par le professeur Yves Traoré, représentant du partenaire en Afrique de l'ouest.
En plus du combat qu'elle mène depuis sa création contre le VIH, voilà maintenant 2 ans que l'Association REVS+ (Responsabilité, espoir vie solidarité) est en croisade contre le paludisme. Simple question de logique, dira Martine Somda, présidente de la structure, le paludisme étant un redoutable complice du VIH pour faucher les vies. C'est pour intensifier cette lutte anti-palustre que le PARTEC, un partenaire allemand spécialisé dans la production de matériels médicaux, vient de mettre à sa disposition le Cyscope malaria. Plus qu'une simple générosité, ce geste du PARTEC, dira son représentant en Afrique de l'ouest, le Pr. Yves Traoré, est une reconnaissance du mérite de REVS+. Elle a été retenue après une sélection parmi d'autres prétendants ayant postulé à la réception de l'appareil lors d'une loterie organisée à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le VIH/Sida en 2008.
Présenté comme une véritable révolution dans le dépistage du paludisme, cet appareil, une invention allemande de dernière génération, présente, à ce qu'on dit, de nombreux avantages. Au nombre de ceux-ci, le Pr. Traoré retient la rapidité du test (5 minutes suffisent pour disposer du résultat), sa capacité de mobilité. Doté d'une batterie chargeable, il peut être transporté même dans les zones les plus reculées, où il n'y a pas d'électricité pour dépister la maladie. Un grand atout, aux yeux des spécialistes, ces zones étant le terreau de prédilection du paludisme. Autre avantage du cyscope, sa capacité à faire un test à la fois qualitatif et quantitatif.
Basé sur une technique dite de microscopie à fluorescence, cet appareil, en plus de déceler la présence des microbes, peut déterminer leur quantité, leur degré de concentration dans le sang. Martine Somda dira qu'une telle trouvaille vient à point nommé pour sa structure. Elle ne doute pas qu'elle permette une meilleure prise en charge des patients de sa structure dont les chances de survie sont réduites par le paludisme. Tout en remerciant le généreux donateur, ainsi que tous les autres partenaires de sa structure, elle a promis d'en faire un bon usage, pour le grand bonheur de tous.
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